mardi 10 janvier 2012

Mutilation sexuelle féminicide vs castration androcide - Echange & réflexions

Peut-on utiliser le terme de "castration féminine partielle" concernant l'excision ? Peut-elle être comparée aux castration (partielle) ou circoncision masculine ? S'il y a des excisions féminicides, y a t il des excisions masculicides ? Je réponds d'emblée ternairement, non, non, non. Triumvirat négatif.

-Tout à fait révélateur du déni généralisé, une nouvelle juridique et son traitement médiatique, qui n'ont jamais  proféré le mot juste, précis, de castration féminine lors de la condamnation à dommages et intérêts d'un chirurgien qui a "hystérectomisée" (erreur technique et éthique, selon les juges) à 100 000 euros (évaluation de l'ablation d'un sexe féminin et praetium doloris). Quant à l'excision féminicide en récidive aggravée sur quatre fillettes sur le territoire français par des ressortissants guinéens, cela "vaut" une condamnation de deux ans et quelque prononcée le 1er juin 2012 à Nevers. En Espagne, le double féminicide, la bébée ayant succombé, vaut six ans à ses parents gambiens. Quant à la castration et meurtre, 30 ans-
A partir de données d'enquêtes OMS - De statistiques, comme pour tous les féminicides, que nenni
Tout d'abord, Echange et réflexions sur les excisions et castration du 4 janvier 2012, aparté sur d'autres mutilations sexuelles rituelles et non rituelles, puis une didascalie sur les eunuques et les castrats.

1 - 4 janvier 2012, Post CGD- Au sujet d'un grave évènement que je ne partagerai pas mais que vous reconnaitrez tous, je dis que : Le désespoir de résistance de cette belle-fille, rendue folle de peur par ce féminicide du viol va l'entrainer à la torture et à la lapidation, pendaison ou autres tortures. Je ne m'en réjouirai jamais (par clics de "partager", "pouce", "j'aime", "like", "share"). De plus, personne ne se risquera plus jamais (si cela avait été le cas) à les défendre dans son entourage ou sa société. L'interdit de la castration masculine étant de l'ordre du crime de lèse majesté, alors que le tabou de la castration partielle féminine n'existe nulle part ; de même que majoritairement les féminicides de viols sont tolérés, voire organisés par punition, dits alors correctifs. 
      MH- Ce mot, castration, ne me semble pas adapté, même en ajoutant "partielle", même si je comprends l'image.
      Dans la castration d'un sujet masculin, on n'a aucune intention de lui extraire de force sa capacité reproductive, puisqu'on lui enlève carrément, alors que dans l'ablation de parties génitales des sujets féminins, de la clitoridectomie à l'infibulation (et des autres pratiques destructrices concernant le sexe des femmes, comme l'introcision), on veut justement supprimer toute décision féminine quant à la reproduction et lui extraire de force la capacité à enfanter qu'elle possède encore (tant est que la mutilation n'ait pas induit de graves problèmes vaginaux et utérins rendant stérile pour la moindre conséquence), de force puisque le viol s'applique ensuite dans cette intention de reproduction. La femme mutilée n'est qu'un outil, une femelle -au sens animalier- reproductrice.
      Certains parlent de l'excision comme d'une circoncision féminine, mais là encore le mot ne me semble pas convenir puisque dans la circoncision d'un homme le plaisir n'est pas visé, la pratique si elle se passe "bien" ne cherche pas à l'amoindrir, ce qui est le cas pour l'excision qui enlève la possibilité de jouissance.
      MH - Il est vrai que le sens des mots m'est très important peut-être par ma nature d'écrivante, mais je crois que les images perçues au-delà de leurs sens prennent des minorations ou des majorations qui ne sont pas forcément utiles et acceptables dans une volonté de défendre l'intégrité humaine. Mais je ne sais vraiment où se trouve l'idéal sémantique...

      CGD - Tout l'idéal est là, déployé, décrypté, éclairé. Merci beaucoup de ta réaction qui me fait revenir sur mon emploi systématique de « castration partielle ». Voilà bien l’occasion de soutenir « castration partielle » et déféminisation » pour le « féminicide excisionnel ». L'on peut débattre mais je n'avance pas le terme à la légère, et humainement et juridiquement (la reproduction comptant sur la qualification pénale) pour le triple crime féminicide de viol aggravé (proche et mineure) suivi l'amputation génitale féminine des petites filles et des jeunes accouchées

      1) La seule Mutilation Génitale Féminine qui ne soit pas castratrice, et pourrait faciliter la reproduction considérant son aspect jouissif, consiste dans le tablier hottentot de l'élongation des lèvres génitales jusqu'à huit/dix centimètres, FGM de 4ème type. 
      2) A l'opposé en quelque sorte, l'infibulation, ou excision pharaonique, empêche toute reproduction, même si elle peut être réversible pour partie.
      3) & concernant toutes les mutilations excisionnelles autres ("mutilation", "amputation", typiquement n'est pas réversible même si une certaine reconstruction du clitoris reste possible chirurgicalement, et encore modifiant l'appareil), si elles ne sont pas privées de leur appareil reproducteur, pire il n'est utilisable qu'en partie inopérant :
      4) En effet, pour être féconde, faciliter l'arrivée des gamètes -que ce soit ovulation ou course spermatozoïdaire- et des uns et des autres, il est nécessaire d'être réceptive et non pas fermée, sans élasticité, etc.
      5) Souvent, les tissus cicatriciels empêchent également des rapports sexuels normaux sans douleur... hormis les femmes fécondes à tout coup (voir leur %), les autres ne pourront concevoir. La reconstruction mise au point par deux urologues répare les cicatrices et les dégats de l'appareil urinaire mais ne redonne pas les zones érogènes.
      6) J'arrive au métabolisme qui est freiné dès que le rapport sexuel pointe son nez à l'horizon. Je termine par le fait qu'il faut y ajouter les dégats psychologiques, dont l'on sait combien pesant dans les cas de fécondation in vitro. Pour l'essentiel et le détail, je maintiens donc ma formulation de "castration partielle" pour les « féminicides excisionnels » sur petites filles et femmes. Mais aussi, il faut parler du mobile parfaitement donné par les agresseurs se croyant dans leur bon droit, et dans toute leur intention de nuire en « déféminisant » = "calmer les filles", les "civiliser", selon leurs propres termes. Ainsi elles sont "déféminisées" délibérément, afin de les rendre épousables, trouver un mari, garder le mari, rester sages, éviter les adultères des femmes.

      CGD - Versus castration androcide : Mais aussi, je rappelle que concernant ce crime androcide de la castration masculine (dont le tabou ne fait aucun doute et dont les cas exceptionnels au dernier degré), des eunuques a parfois permis que ceux-ci aient quelque progéniture et c'est n'est pas pour cela que l'on ait mis en cause le terme de "castration" pour la partie amputée, mutilée de leur appareil reproducteur, plus importante au sens strict pour la reproduction du fait que les testicules. La prostate reste intouchée dans tous les cas, alors que s'agissant des sécrétions, elle est d'unn rôle essentiel de sécréter un liquide clair déversé dans l'urètre au "bon moment". Ces sécrétions se mêlant aux sécrétions féminines déclenchées par l'excitation (que n'a plus l'excisée). De plus, les garçons ne sont que très rarement castrés de de leur pénis présent permet la pénétration (assistée), le plaisir.

      Communément, l'on estime plus terrible la castration partielle masculine, alors qu'elle laisse des avantages conséquents, si je puis dire, à ses victimes d'androcides, crime sexospécifique aussi affreux que les féminicides. Mais qui n'est pas virilicide / masculicide car ne rabaisse pas en genre - Avantage de surplomber le choeur d'une voix exceptionnelle et surveiller les femmes subalternes et soumises.

      CGD- P. - S. Les comparateurs à la circoncision masculine, qui est de l'ablation du prépuce de protection du gland, sont, à mon avis criminels de s'y exercer car ils minimisent un acte criminel. Alors que la circoncision n'affecte ni la psychologie, ni la psychosomatique, ni la reproduction, ni l'appareil reproducteur du mâle. Ce qui est tout le contraire dans la mutilation avec amputation du clitoris et des lèvres.

      -Je n'ai pas répété plus sur la jouissance interdite puisque tu l'avais déjà fort bien décrit.

      - "petit +" à la castration partielle masculine, dite castration tout court, la plupart des castrats et eunuques ne peuvent pas concevoir... le mobile étant dans un cas l'art sacré, devenu profane, et dans un autre arrêter le lignage de l'ennemi et la reproduction du groupe (sans garantie de la pureté d'ethnie -quelle ethnie est pure ?-). Par contre, dans le second cas, les femmes sont prises pour la reproduction avec le vainqueur, afin de noyer, d'une certaine façon, le groupe vaincu en le métissant. On voit que les deux parties belligérantes se trompent mais les traditions ont la vie dure (encore en 1995 ? en Europe même)

      - S'agissant en 1995 de vie... tout court, en Yougoslavie, lorsque fait cas de meurtres androcides de masse de jeunes hommes. Et non pas de castration partielle masculine...

      Ce n'est pas une mutilation des femmes, et seulement pour les empêcher d'avoir du plaisir : C'est fait pour les "déféminiser" en annihilant la "célèbre hystérie" (dont tant se plaignent), pour les empêcher d'avoir toute sexualité normale, de se masturber ou de jouir avec un homme ou une femme -cela étant censé les empêcher d'adultère, et d'avoir des rapports sexuels librement consentis et désirés à partir de la nubilité-, d'être autonome, indépendante, insoumise.

      Pour toutes ces raisons ainsi que celles de l'incitation à la contamination au Sida et au crime de castration partielle des petites filles après viol par entourage, JE RELANCE MON APPEL, quand donc vont être RETIRES, COUPES, INTERDITS et POURSUIVIS les sites Internet -et forums circoncision féminine- et les vidéos de l'américain qui se fait l'apôtre (clown ou pas) & autres de l'hygiène et de la prévention par l'excision des petites filles (avec des minois de bébées qui défilent) !!!
2 - Aparté du 5 février 2012 - Hormis la castration rituelle partielle du « féminicide excisionnel », d’autres cas rituels de castration masculine et féminine sont relatés :

- Dans l'Oural en 1771, la secte des châtrés, "скопцы" pratiquaient la castration –marque de refus de la différenciation au jardin d’Eden, sexe et beauté, Adam et Eve (partielle ou totale, "petit sceau" et "grand sceau" pour les hommes). De "скопец" (russe, archaïsme) personne châtrée. Seins et lèvres génitales pour les femmes. En 1874, 5 444 sectateurs au moins, dont 1 465 femmes, dont 703 hommes et 100 femmes castrés. Les eunuques devaient se déclarer aux autorités russes. Suite à des déportations et exils, selon  Ion Luca Caragiale  à la fin du XIXe siècle l'ensemble des fiacres à Bucarest étaient conduits par des « scopiti ». 
Cf. Encyclopædia Britannica, 1911 & http://fr.wikipedia.org/wiki/Skoptzy

- Subincision, qui consiste à fendre son pénis sur la face ventrale, du gland jusqu’à la racine du scrotum. Chez les Aruntas (Nouvelle-Guinée), sont opérés les enfants de 10 à 12 ans ainsi que les chefs de tribus et notables aborigènes australiens en cérémonies. Cf. Les mutilations sexuelles n° 2 581 Que sais-je

Non rituel
Certains hommes se subincisent pour augmenter leur plaisir sexuel.

- Castrations masculines et féminines dans le but d’un changement d’identité visible (transexuels, transidentitaires, transgenres) - L'excision féminicide pédocriminelle quasi incestueuse consiste dans le fait que la liberté de choix est revendiqué dans les deux cas par les protagonistes adultes. Le second achoppement restant celui du croisement avec les stérétotypes de genre féminicides, de la femme féminine, glabre, maquillée et de son revers masculin à acquérir par mutilation castratrice matérielle ou chimique.

L'on y voit que le genre poussé à l'extrême aboutissant à une dilution, démultiplication, atomisation de l'organe sexuel de naissance d'une femme, d'un homme ou d'un hermaphrodite tentant de mettre en place une convention sociale au nom du libertarianisme, de tout bénéfice au mercantilisme international qui reprend sporadiquement du poil de la bête en se payant dessus.

3 - Didascalie sur les castrats et les eunuques - En mise en scène

"
L’âge revêt déjà une importance capitale : l'incidence sur l’organisme n’est pas la même si la castration est pratiquée avant ou après la puberté; d’autre part, l’impact sur le développement du sexe de l’adolescent, sur sa libido varie considérablement selon que l’opération a lieu à l’âge de sept ans ou au début de la période pubertaire. Contrairement aux individus émasculés avant ou après la puberté ‑ eunuques de harem, esclaves, mystiques auto-mutilés (hijras en Inde, Skoptzys en Russie...) ‑ les castrats subissent l’ablation ou l’écrasement des testicules, mais conservent la verge. Autrement dit, les observations faites lors de l’autopsie d’un individu émasculé ‑ ou castré, mais sans qu’on sache à quel âge ‑ ne sont que partiellement transposables à la physiologie du castrat." "Les préjugés sont extrêmement difficiles à éradiquer, les intellectuels n’échappent pas à la règle et nombreux sont ceux qui refusent d’admettre que la féminité des castrats demeure superficielle :"  http://www.forumopera.com/v1/dossiers/castrats/03.htm 
Honoré de Balzac écrit une nouvelle des impressions d'un homme (sculpteur élève de Bouchardon) fasciné par un castrat à son voyage en Italie dans une famille d'artistes. http://www.litteratureaudio.org/Honore_de_Balzac_-_Sarrasine.mp3 

Bien que l'interdiction pénale de la mutilation ait fonctionné puisque les castrations masculines puisque l'on ne déplore plus de survivances de castrats et d'eunuques, des cas de castrations de guerre ont été évoqués en Bosnie. S'agissant d'androcide et non pas de masculicide.

Ainsi, il est clair qu'il n'y a pas de masculicide, puisque pas de sexisme par système contre les mâles, pas de misandrie, pas de coutume systématique en nombre... et pas d'excision du pénis.
Ce sujet de réflexion du groupe Pour la reconnaissance du féminicide en droit français, dont les auteures sont MH et CGD ..http://www.facebook.com/#!/groups/FEMINICIDES/  ne peut qu'être cité en tant que tel et précisément.

4 commentaires:

  1. A force de ne vouloir blesser personne dans ses convictions (les hommes en particulier), l'on blesse tout le monde, ce devient attitude sexiste qui porte préjudice à toutes les femmes et aux petites filles, à voir les terminologies des violences sexospécifiques attentant aux droits de l'homme,

    ex.

    - Abus sexospécifiques sur mineurs concernant les féminicides viols sur mineures, appelés pudiquement "mariages précoces"

    - Féminicide de la mutilation de déféminisation avec viol de mineure appelée pudiquement circoncision féminine. Voir sans faute page "Estimations" des chiffres recueillis et compilés sur tous les sites ONU, ministériels nationaux, etc.

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  2. Si l'ablation des testicules était nuisible, il n'y aurait pas autant d'hommes a se faire volontairement castrer pour retrouver leur liberté dans un monde ou les instincts sexuels déviants sont criminalisés .

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  3. La castration vous parait non nuisible, soit une opération bénigne; si j'ai bien saisi ? Vous croyez que grande partie des criminels sexuels la demandent ? La castration chimique que, peut être, vous vouliez évoquer n'est pas si fréquente que cela mais surtout n'est pas du même ordre et reste incomparable à l'atteinte à l'intégrité de mutilation exercée par une castration génitale.
    Il n'y a pas d'instinct sexuel qui tienne à violer les petites filles, ou un petit garçon encore non virilisé. Il s'agit de crime qui ne peuvent pas être excusés par instinct. C'est une décision consciente d'abus de pouvoir d'un adulte qui passe son désir sur une autre personne qui n'a aucunement les moyens de s'en défendre.
    Les castrations androcides de longue date étaient marque d'esclavage. Il y a été mis un terme définitif dans ce cadre.
    Du point de vue des tribunaux islamistes chiites d'Iran, les homosexuels sont admis à se castrer puisqu'il est estimé par le mollahisme qu'il s'agit d'une sorte de maladie de féminisation -ils préfèrent voir des eunuques habillés en femmes que d'admettre l'homosexualité virile-
    Quelques éléments supplémentaires se trouvent cités dans ce billet http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/androcides.html

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    1. Je me demande si vous ne mélangez pas pulsions sexuelles et les comportements sadisques .Même si les deux sont parfois confondus ,il y a des cas si j'ai bien compris de tueurs en série ,qui ne sont pas mature sur le plan sexuel ( "Francis Aulme" ) .
      En revanche il y a des hommes qui n'ont pas envie de détruire leur vie a cause de leurs pulsions sexuelles coupables, comme l'exhibitionnisme ,qui est une perversion très récurrente .Je pense au contraire qu'il y a nombre d'hommes qui optent pour une castration physique afin d'être tranquille avec leurs désirs sexuels .Cela n'a pas forcément de rapport avec l'homosexualité .Certes, l'immaturité sexuelle semble inciter aussi a l'homosexualité, comme a l'exhibitionnisme , a la pédophilie ,etc.....

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