mardi 30 octobre 2012

Viol féminicide IVG droit fondamental UE

Avant-propos - Définition des féminicides http://susaufeminicides.blogspot.fr/2011/11/feminicides-definis.html
Performance de l'artiste  "Ombre Est-Ouest", 1984 / "Wschodnio-zachodni cień"  https://fr.wikipedia.org/wiki/Ewa_Partum
http://czasnawnetrze.pl/malarstwo-polskie/wystawy/16598-ewa-partum-nic-nie-zatrzyma-idei-sztuki

La Pologne en Europe reste malheureusement figure de proue de la main mise de la prêtrise catholique romaine, dit plus vite du Vatican et de son Pape, sur les ventres féminins et de prétendre dicter leur conscience. Tant que l'on n'expliquera pas à toutes les femmes que potentiel n'est pas réel (et elles sont bien assez fines pour saisir les nuances) que désir et volonté ne font pas un être humain, que ni l'embryon, ni le foetus tant qu'il n'est pas terminé de se développer, contrairement à ce que prétendent majorité de prêtres et psychanalystes n'est pas un enfant. Suffit de les entretenir dans l'illusion qu'elles portent toutes créatures divines. Apprenez leur correctement la biologie sans relents créationnistes.
  •  L'avortement clandestin -

"entraînant la mort de près de 70 000 femmes et des complications graves pour des millions d'autres. Près de 97 % de ces avortements à risque sont pratiqués dans des pays où l'avortement est interdit ou très limité. http://www.ined.fr/fr/tout_savoir_population/fiches_pedagogiques/naissances_natalite/avortement_monde/
Il est parfois bon de rappeler que l'avortement reste la conséquence de l'absence de contraception libre et gratuite par son exercice équilibré par les deux partenaires ; comme, il se voit dans les pays où la contraception féminine est abordable, il faut remarquer que la contraception masculine fait figure d'arlésienne... http://www.expressio.fr/expressions/l-arlesienne.php 
Après ces deux mises au point, l'on peut se tourner vers la décision suivante de la Cour Européenne des Droits de l'Homme - CEDH - 30 octobre 2012 - Une adolescente victime de viol aurait dû bénéficier d’un accès sans entrave à l’avortement du Greffier de la Cour CEDH 398 (2012) ://hudoc.echr.coe.int/webservices/content/pdf/003-4141070-4883299


Moitié du monde ne respecte pas les droits génésiques des femmes 
Par AbortionLawsMap-NoLegend.png: ' derivative work: Paulohr (d) (AbortionLawsMap-NoLegend.png) [Public domain], via Wikimedia Commons
http://fr.wikipedia.org/wiki/Fichier:AbortionLawsMap-NoLegend-2011-08-01.png
  • Dans son arrêt de chambre, non définitif, rendu ce jour dans l’affaire P. et S. c.
Pologne (requête no 57375/08), la Cour européenne des droits de l’homme conclut : à deux violations de l’article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale) de la Convention européenne des droits de l’homme, quant aux conditions permettant d’accéder légalement à un avortement, dans le chef des deux requérantes (six voix contre une) et en ce qui concerne la divulgation des données personnelles des requérantes (unanimité).
Elle conclut également, à l’unanimité : à la violation de l’article 5 § 1 (droit à la liberté et à la sûreté) dans le chef de P., et à la violation de l’article 3 (interdiction des traitements inhumains ou dégradants) 
dans le chef de P.
L’affaire concerne les difficultés rencontrées par une adolescente, enceinte à la suite d’un viol, pour bénéficier d’un avortement, eu égard en particulier à l’absence de cadre législatif clair, aux tergiversations du personnel médical et au harcèlement subi par l’intéressée.
La Cour conclut en particulier que les requérantes ont reçu des informations trompeuses et contradictoires et n'ont bénéficié d'aucun conseil médical objectif, et observe que le fait que la question de l’accès à l'avortement fasse l'objet en Pologne d’intenses débats ne dispense pas le personnel médical de respecter ses obligations professionnelles concernant le secret médical.


Principaux faits

Les requérants, P. et S., une fille et sa mère, sont des ressortissantes polonaises nées en 1993 et 1974 respectivement et résidant à Lublin (Pologne). En 2008, à l’âge de 14 ans, P. se retrouva enceinte à la suite d’un viol. Afin de pouvoir avorter, elle sollicita du procureur de la République, conformément à la loi de 1993 sur le planning familial, un certificat attestant que sa grossesse résultait d’un rapport sexuel illicite.
Les requérantes expliquent avoir ensuite rencontré des difficultés considérables pour que l’adolescente puisse bénéficier d’un avortement. Des informations contradictoires leur furent données par deux hôpitaux publics à Lublin quant à la question de savoir si, outre le certificat du procureur, elles avaient besoin d’une attestation du consultant régional en matière de gynécologie et d'obstétrique sur plusieurs points, à savoir qui pouvait procéder à l'avortement, à qui appartenait la décision, s'il existait un temps d'attente

Conformément aux dispositions des articles 43 et 44 de la Convention, cet arrêt de chambre n’est pas
définitif. Dans un délai de trois mois à compter de la date de son prononcé, toute partie peut demander le
renvoi de l’affaire devant la Grande Chambre de la Cour. En pareil cas, un collège de cinq juges détermine si l’affaire mérite plus ample examen. Si tel est le cas, la Grande Chambre se saisira de l’affaire et rendra un
arrêt définitif. Si la demande de renvoi est rejetée, l’arrêt de chambre deviendra définitif à la date de ce rejet.
Dès qu’un arrêt devient définitif, il est transmis au Comité des Ministres du Conseil de l’Europe qui en surveille l’exécution. Des renseignements supplémentaires sur le processus d’exécution sont consultables à l’adresse suivante : http://www.coe.int/t/dghl/monitoring/execution.
prévu par la loi et quelles autres conditions, le cas échéant, devaient être respectées. La chef du service de gynécologie de l'un des hôpitaux emmena P. voir un prêtre  catholique, sans lui demander son avis. Il apparut clairement pendant l’entretien que le prêtre avait déjà été informé de la grossesse et des circonstances entourant celle-ci. Il tenta de convaincre P. de mener sa grossesse à terme et lui demanda de lui donner son numéro de téléphone portable, ce qu’elle fit. S. fut invitée par la chef du service de gynécologie à signer un formulaire de consentement à l'avortement, dans lequel il était écrit que l'avortement pouvait entraîner la mort de sa fille. Finalement, après une altercation avec S., la chef du service de gynécologie, invoquant ses idées religieuses, refusa d'autoriser que l'avortement fût effectué dans son service.
Les autorités de l'hôpital de Lublin publièrent un communiqué de presse dans lequel elles indiquaient qu'elles refusaient de procéder à l’avortement de P. Les journalistes qui prirent contact avec l'hôpital furent informés des circonstances de l'affaire. Plusieurs articles furent publiés par divers journaux locaux et nationaux, et l'affaire fit l’objet de discussions sur Internet.
Les requérantes se rendirent alors à Varsovie, où P. fut admise dans un hôpital le 3 juin 2008. Elle fut informée qu'elle était autorisée à avorter au vu du certificat délivré par le procureur et d’un certificat médical émis par le consultant national en gynécologie, mais que l’avortement ne pouvait être effectué avant trois jours. Dans l'intervalle, un médecin lui rapporta que diverses personnes exerçaient des pressions sur l’hôpital pour que l'avortement n’ait pas lieu, et que de nombreux e-mails critiquant les requérantes pour leur choix avaient été reçus. P. reçut également des textos du prêtre et de personnes qu'elle ne connaissait pas, qui essayaient de la convaincre de changer d'avis.
Se sentant manipulées et impuissantes, les requérantes quittèrent l'hôpital le 5 juin 2008. Harcelées à la sortie de l’hôpital par des activistes anti-avortement, elles furent finalement emmenées au poste de police, où elles furent interrogées pendant plusieurs heures. Le même jour, la police fut informée que le tribunal de la famille de Lublin avait ordonné le placement de P. dans un foyer pour adolescents à titre de mesure provisoire dans le cadre d’une procédure visant à déchoir S. de l'autorité parentale, au motif notamment que celle-ci faisait pression sur sa fille pour qu’elle avorte, contre la volonté de l’adolescente elle-même. Par la suite, la police conduisit P. à Lublin, où elle fut placée dans un foyer pour adolescents le même soir. Se plaignant de douleurs, la jeune fille fut emmenée le lendemain à l'hôpital, où elle resta une semaine. S., qui avait saisi le ministère de la Santé d’une plainte, fut finalement informée que sa fille pouvait avorter à Gdansk, soit à environ 500 kilomètres de leur domicile à Lublin.
Les requérantes déclarent s’y être rendues en secret et que l'avortement eut lieu le 17 juin 2008.
Le tribunal de la famille conclut en février 2009 qu'il n'y avait pas de raison de déchoir les parents de l’autorité parentale après que P. eut attesté que sa mère ne l’avait en aucune façon contrainte d’avorter. Les poursuites pénales engagées en juillet 2008 contre P. pour rapports sexuels illicites avec un mineur furent abandonnées en novembre 2008. Une enquête pénale contre l'auteur présumé du viol fut également abandonnée.


Griefs, procédure et composition de la Cour

Les requérantes alléguaient la méconnaissance de leurs droits découlant de l’article 8 (droit au respect de la vie privée et familiale et du domicile) à raison de la divulgation d’informations au public sur les circonstances de l’affaire ainsi que de l’absence de cadre législatif global qui aurait garanti à P. un accès en temps utile et sans entrave à l’avortement dans les conditions prévues par les lois applicables. Invoquant l’article 5 § 1 (droit à la liberté et à la sûreté), elles dénonçaient l’illégalité de la décision de retirer P. de la garde de sa mère et de la placer dans un foyer pour adolescents puis de l’admettre à l’hôpital. Elles soutenaient en outre que les circonstances de l’affaire avaient donné lieu à une violation de l’article 3 (interdiction des traitements inhumains ou dégradants).

La requête a été introduite devant la Cour européenne des droits de l’homme le 18 novembre 2008. Les organisations suivantes ont été autorisées à intervenir dans la requête et à présenter des observations écrites : la Fondation Helsinki pour les droits de l’homme en Pologne ; l’Institut pour la défense de l’état de droit, sis à Lublin (Pologne) ; le Centre Coram pour les droits des enfants ; le Centre européen pour le droit et la justice (Strasbourg) ; Amnesty International.

L’arrêt a été rendu par une chambre de sept juges composée de :
David Thór Björgvinsson  (Islande), président,
Lech Garlicki  (Pologne),
Päivi Hirvelä  (Finlande),
George Nicolaou  (Chypre),
Zdravka Kalaydjieva  (Bulgarie),
Nebojša Vučinić  (Monténégro),
Vincent A. de Gaetano  (Malte),
ainsi que de Lawrence Early, greffier de section.

Décision de la Cour
Article 8
Quant aux griefs concernant l’impossibilité d’accéder sans entrave à l'avortement, la
Cour observe que le gouvernement polonais invoque le droit des médecins en vertu de
l'article 9 de la Convention (liberté de pensée, de conscience et de religion) de refuser
certains services pour des motifs de conscience. Toutefois, les Etats sont tenus
d'organiser leur système de santé de manière à ce que l'exercice de ce droit n'empêche
pas les patients d’avoir accès aux services auxquels ils ont légalement droit.
Le droit polonais prévoit en principe des mécanismes permettant de concilier le droit des
médecins à invoquer l'objection de conscience avec les intérêts des patients ; en
particulier, tout médecin a dans ce cas l’obligation de renvoyer le patient à un confrère
proposant le même service. Or, il n'a pas été démontré que ces conditions aient été
respectées dans le cas de P. Le personnel médical ne s'est pas senti contraint de
procéder à l'avortement expressément sollicité par les requérantes. Celles-ci ont reçu
des informations trompeuses et contradictoires, et n'ont bénéficié d'aucun conseil
médical objectif. Elles n’ont disposé d'aucune procédure définie qui leur aurait permis de
faire entendre leurs arguments.
De plus, il n'a pas été démontré que le cadre législatif en Pologne permettait de prendre
dûment en compte les préoccupations de S., de façon à ce que son point de vue et sa
position soient considérés et mis en balance de manière équitable et respectueuse avec
les intérêts de sa fille enceinte. Si l’on ne peut considérer que l'autorité parentale confère
automatiquement aux parents d'un mineur le droit de prendre des décisions concernant
les choix reproductifs de celui-ci, il n’en reste pas moins que les intérêts et les
perspectives de vie de la mère d'une mineure enceinte entrent aussi en jeu s’agissant de
décider s'il faut mener ou non la grossesse à terme.
La Cour a déjà estimé dans une autre affaire2 que les dispositions du droit civil, telles
qu'appliquées par les juridictions polonaises, ne permettaient pas de disposer d'un
instrument procédural par lequel une femme enceinte souhaitant avorter pouvait
2 Tysiąc c. Pologne, no 5410/03, arrêt du 20 mars 2007
4
défendre convenablement son droit au respect de sa vie privée. Rien dans l'affaire de P.
ne permet de parvenir à une conclusion différente.
La Cour est d'avis qu'un accès effectif à des informations fiables sur les conditions dans
lesquelles un avortement est légalement autorisé et sur les procédures correspondantes
a une influence directe sur l'exercice de l'autonomie personnelle. Le facteur temps revêt
une importance cruciale dans la décision d'une femme de mettre fin ou non à une
grossesse. L'incertitude à laquelle P. a dû faire face alors même que, dans les
circonstances, la loi de 1993 sur le planning familial lui donnait le droit d’avorter
légalement a mis au jour un écart saisissant entre le droit théorique et la réalité de sa
mise en oeuvre. Au vu de ces circonstances, la Cour conclut à la violation de l'article 8.
Quant au grief concernant la divulgation des données personnelles des requérantes, la
Cour relève qu'il n'est pas en litige que l'hôpital de Lublin a publié un communiqué de
presse concernant l'affaire de P. et que les journalistes qui ont pris contact avec l'hôpital
ont obtenu des informations sur les circonstances de la grossesse. Le Gouvernement a
soutenu que le communiqué de presse ne contenait pas les noms des requérantes ou
d'autres détails permettant d'établir leur identité. Toutefois, les informations divulguées
au public étaient assez précises pour permettre à des tiers de trouver les coordonnées
des requérantes et de se mettre en rapport avec elles, puisque, à la suite de la
publication du communiqué de presse, P. a été contactée par diverses personnes qui
l’ont pressée d'abandonner son intention d’avorter. Le fait que P. ait fait part par texto
de sa situation à une amie ne saurait équivaloir à une intention de divulguer cette
information au grand public. Partant, il y a eu ingérence dans son droit au respect de sa
vie privée en vertu de l'article 8.
La Cour estime que l'ingérence ne poursuivait pas un but légitime. Le fait que la question
de l’accès légal à l'avortement fasse l'objet en Pologne d’intenses débats ne dispense pas
le personnel médical de respecter ses obligations professionnelles concernant le secret
médical. L’existence de circonstances exceptionnelles justifiant un intérêt du public pour
la santé de P. n’a été ni alléguée ni démontrée. De plus, il n’a été fait état d’aucune
disposition légale permettant de divulguer au grand public par la voie d'un communiqué
de presse des informations sur les questions de santé concernant des patients individuels. En conséquence, il y a également eu violation de l'article 8 à cet égard.


Article 5 § 1

La Cour conclut en outre à la violation de l'article 5 § 1. Elle estime en particulier que le placement de P. dans le foyer pour adolescents visait essentiellement à la séparer de ses parents et à empêcher l'avortement. De ce point de vue, son placement ne saurait se justifier comme la détention d'un mineur décidée pour son éducation surveillée au sens de l'article 5 § 1 d). Si les autorités estimaient que l'avortement allait être effectué contre la volonté de P., les tribunaux auraient dû envisager des mesures moins radicales que l’enfermement d’une adolescente de 14 ans, ce qu’ils n’ont pas fait.


Article 3

P. n'avait que 14 ans au moment des faits et, selon le certificat médical émis après le viol, elle présentait des ecchymoses sur tout le corps, ce qui indiquait que la force physique avait été utilisée pour surmonter sa résistance. La Cour conclut qu'elle se trouvait dans une situation de grande vulnérabilité lorsqu'elle a été admise à l'hôpital.
Toutefois, des pressions ont été exercées sur elle par la médecin-chef, qui a essayé de lui imposer ses propres vues, et P. s’est vue obligée de parler à un prêtre sans qu'on lui ait demandé si elle souhaitait vraiment en voir un. Les deux requérantes ont subi des pressions considérables. En particulier, S. a été invitée à signer un formulaire de consentement l'avertissant que l'avortement pouvait entraîner la mort de sa fille, et ce en l’absence d’arguments décisifs démontrant qu'un avortement en l’occurrence comportait un tel risque.
De plus, lorsque P. a subi des actes de harcèlement, la police, au lieu de la protéger, l’a placée dans un foyer pour adolescents en exécution du jugement d'un tribunal de la famille. Par ailleurs, la Cour est particulièrement frappée par le fait que les autorités ont engagé des poursuites pénales pour rapports sexuels illicites contre l'adolescente, qui, eu égard au certificat du procureur et aux constatations médicolégales, aurait dû être considérée comme une victime d'abus sexuels. Cette approche est incompatible avec les obligations de l'Etat d’instaurer et de mettre en oeuvre de manière effective un système de droit pénal sanctionnant toute forme d'abus sexuels.
Eu égard aux effets cumulatifs de l’ensemble des circonstances décrites ci-dessus, combinés avec les tergiversations du personnel médical, le défaut de conseils objectifs et la séparation de P. d’avec sa mère, la Cour conclut que l’adolescente a été soumise à un traitement contraire à l’article 3.


Satisfaction équitable (Article 41)

La Cour dit que la Pologne doit verser 30 000 euros (EUR) à P. et 15 000 EUR à S. pour dommage moral, ainsi que 16 000 EUR aux deux requérantes pour frais et dépens.

Opinion séparée

Le juge Gaetano a exprimé une opinion en partie dissidente dont le texte se trouve joint à l’arrêt.


L’arrêt n’existe qu’en anglais.

Rédigé par le greffe, le présent communiqué ne lie pas la Cour. Les décisions et arrêts rendus par la Cour, ainsi que des informations complémentaires au sujet de celle-ci, peuvent être obtenus sur www.echr.coe.int. Pour s’abonner aux communiqués de presse de la Cour, merci de s’inscrire ici : www.echr.coe.int/RSS/fr.

La Cour européenne des droits de l’homme a été créée à Strasbourg par les Etats  membres du Conseil de l’Europe en 1959 pour connaître des allégations de violation de la Convention européenne des droits de l’homme de 1950. 

  • Autres calepins en lien à l'IVG et la vie mortelle avant les droits génésiques / reproductifs accordés aux femmes tardivement
http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/01/homelie-dappel-la-violence-feminicide.html
http://susaufeminicides.blogspot.fr/2011/08/avortement-medicalise-droit-de.html

  • Fondamentaux de l'ethnoblog


Féminicides http://susaufeminicides.blogspot.fr/2011/11/feminicides-definis.html
et autres à regarder en barre latérale -


Source obligatoire SVP © Copyright- Toute citation de cet article doit être de contexte, précise, avec auteur http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/07/qui-ecrit-ici.html, date de version, blog "Thémis - Haro sur les fémincides et androcides dans le monde" http://susaufeminicides.blogspot.fr le lien exact du document & id. en cas d'usage du logotype montage photographique "Eradication des féminicides - Larmes de sang" CGMD ©Tous droits réservés international 2012

vendredi 12 octobre 2012

Femmes politiques féministes

"Aux [d]*âmes bien nées, la valeur n'attend pas le nombre des années."
Pied de plus, ou de nez, pour l'alexandrin de Pierre Corneille, Le Cid 
-*dé - ajout de la rédaction-

Avant-propos #féminicides# - ¡Féminicides! http://susaufeminicides.blogspot.fr/2011/11/feminicides-definis.html
Photographie extraite de
http://www.marieclaire.fr/,marceline-loridan-ivens-meilleure-amie-de-simone-veil,815611.asp
Stupides politiciens qui ne lui ont jamais ménagé la place qui lui revenait...

Malgré le traumatisme dément de son passage en camps de concentration à 15 ans et ses amies torturées et sa famille juive décimée en camp d'extermination, celle-ci obtient sa licence de droit ainsi que son diplôme de l’institut d’études politiques de Paris. Après le concours de la magistrature obtenu en 1956, elle occupe un poste de haut fonctionnaire dans l’administration pénitentiaire au Ministère de la Justice. 
Sous les quolibets, les insultes et les crachats, elle a tenu bon contre son propre camp politique et l'opposition peu aimable à son encontre pour mettre en place un pan entier des droits du sexe féminin - Loi française pour l'interruption volontaire de grossesse médicalisée 1975, dont elle dira, lucidement,
"La constance de la reconnaissance à mon égard pour cette loi m’étonne toujours, et je continue de penser que la loi Neuwirth autorisant la pilule est beaucoup plus importante." ITW 2005 http://www.lemonde.fr/a-la-une/article/2005/03/20/simone-veil-raconte-la-loi-sur-l-avortement_384894_3208.html
Beaucoup se sont battues et ont contribué en France à l'émergence historique de cette loi pour toutes - Confirmée totalement par une résolution d'honneur parlementaire en 2014

Documentaire de Caroline Huppert, Simone Veil, La loi d'une femme
https://www.youtube.com/watch?v=1lC36g_lrQE
Le monde entier lui doit, et surtout les jeunettes qui ne savent pas ce qu'était la vie amoureuse des femmes avant sa Loi... Aux autres pays à suivre, en place de favoriser les balivernes créationnistes, Contraception pour toutes et que les mortes et séquelles des avortements cessent enfin.

L'essentiel à savoir de nos droits - Autres calepins en lien à l'histoire de l'IVG et la vie mortelle des filles, avant les droits génésiques accordés enfin :






  • Victoria Woodhull Martin
  • Déjà 144 ans - Suffragiste, la première candidate aux élections présidentielles américaines
    Victoria Woodhull
    1ère candidate à la Présidentielle américaine en 1872
    "10 mai 1872, Victoria Woodhull est nommée candidate à la présidence des États-Unis lors d'une convention organisée par les mouvements pour le droit de vote des femmes." http://information.tv5monde.com/terriennes/victoria-woodhull-premiere-femme-candidate-la-presidence-des-etats-unis-en-1872-2654
    "Sheroes: Victoria Woodhull & Tennessee Claflin Life: Victoria, September 23, 1838 - June 9, 1927 - Tennessee, October 26, 1845 - January 18, 1923 Fame: Victoria- First woman to run for president of the United States. Tennessee- First woman to open a Wall Street brokerage firm." http://campsmartypants.blogspot.fr/2012/04/sheroes-victoria-woodhull-tennessee.html
    Décès anonyme de Victoria Martin en UK
    Coupure de presse nécrologique du 10 juin de la première candidate à la présidentielle US
    • Balthild of Ascania
    Bealdhild, 'bold sword' or 'bold spear; around 626 – January 30, 680 also called Bathilda, Baudour, or Bauthieult http://en.wikipedia.org/wiki/Balthild
    En 650 environ - "Bathilde, ...devenue Reine des Francs... interdit l'esclavage.". 
    Bathilde en Europe franche pourrait-elle présider parmi nos génies tutélaires de prendre cette décision hautement politique et d'une belle portée qui fût bien, semble-t-il, seule et première de son millénaire et de notre ère historique ? Tous la taisent ? Reléguée à une sainteté de recluse.



    Pourquoi n'est jamais célébrée cette ancienne esclave, devenue Mathilde à cause des runes à répétition ? Qui contribua avec quelle poigne à la mise à l'index de l'esclavage dans l'histoire ! Sanctifiée mais en vain, ce ne sera pas sa chapelle qui mènera ce combat de garder vivante sa loi anti-esclavagiste... http://fr.wikipedia.org/wiki/Chronologie_de_l%27esclavage
    "Elle s’en servit pour le bonheur de tous. D’abord elle voulut abolir les distinctions de races qui tendaient à s’affaiblir de jour en jour et qui ne se maintenaient plus que par les lois de Clovis, lois que le mélange des familles rendait difficiles à appliquer. Entre les vexations qui depuis la conquête pesaient sur les vaincus, il y avait un cens que payait toute personne née de race gauloise : les pères exposaient ou vendaient leurs enfants pour se soustraire à l’impôt. Sainte Bathilde abolit ce cens. 
    Elle racheta en outre tous les enfants que leurs mères avaient mis en esclavage, et elle fit une loi sévère pour empêcher de vendre désormais ou d’acheter des esclaves. Bathilde avait été vendue comme esclave ; elle s’en souvint. L’abolition de cette charge fut le dernier acte important de l’administration de cette bonne reine. http://www.france-pittoresque.com/spip.php?article2214
    L'esclavage de tout temps et tout continent battit son plein. Aucune trace d'interdiction de l'esclavage où que ce soit et par quelque peuple ; les affrontements guerriers restant propices à conserver son cheptel de captives et de captifs réduits à néant. http://www.cosmovisions.com/civRomeEsclavage.htm

    Varègues et autres trafiquaient les slaves avec les Ottomans (lesdits auparavant Germains et Byzantins, derniers romains, déjà fonctionnaient sur l'esclavage -ne serait-ce qu'à Rome, une estimation de quatre cent mille esclaves http://www.larousse.fr/encyclopedie/divers/esclavage/49330 ) Puis, la traite orientale, dite arabo-musulmane de fait en seconde vague principale turque ottomane, descend jusqu'aux côtes de l'Afrique australorientale (confirmée par le document notable et certain de 642 de Kalidurat, nubien vaincu par Abd Allah ibn Sarth, qui signe le Bakt de livraison annuelle au Caire à ce vainqueur de quatre cent-quarante-deux esclaves, soit
    "trois cent soixante-cinq pour le trésor public, quarante au gouvernement du Caire, vingt pour son représentant à Assouan, cinq pour le juge et un pour chacun des douze notaires"
    L'on vit ensuite apparaître par les pratiques portugaises à la suite de l'exploration de Colomb, la transtatlantique qui ne fût pas en reste, et d'autres qui n'ont été que peu et mal documentées, si ce n'est aucunement... http://www.reseau-canope.fr/tdc/tous-les-numeros/les-outre-mer-francais/videos/article/la-traite-negriere-transatlantique.html
    L'esclavage et le servage sexuel des femmes restent partout omniprésent et l'esclavage domestique, en particulier des petites filles, qui officient en place de l'épouse dans nombre de régions africaines, reste également vivace car tous s'entendent à le taire. N'oublions pas non plus la date de 1625, les petites mères irlandaises, vendues en ouverture de l'esclavage triangulaire. 

    "La traite irlandaise commença avec James II en 1625" -"au cours de cette décennie environ 52 000, pour la plupart femmes et enfants ont été vendues pour La Barbade et la Virgnie, (...)" citée ici http://susaufeminicides.blogspot.fr/2014/05/bride-ecossaise.html
    1789 - L'on a donc du attendre onze siècles pour que l'on imite Bathilde car ni philosophes antiques ni autres prêcheurs n'y avaient songé, et qu'un coup fatal soit porté à l'esclavagisme (dont le servage) par un simple et lumineux principe d'intégrité du corps humain inscrit pour la toute première fois dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789 de droit constitutionnel français.

    L'esclavage "mixte" concernerait encore environ une trentaine de millions de personnes dans le monde. http://www.lapresse.ca/international/asie-oceanie/201310/16/01-4700383-encore-30-millions-desclaves-dans-le-monde.php
    4 février 1794  - 27 avril 1848] : Décret de l'abolition de l’esclavage - (...) finalement abrogée le 20 mai 1802 sous le Consulat. Après son exil sur l’île d’Elbe, l’empereur déchu Napoléon décrète en mars 1815 l’abolition immédiate de la traite des noirs. Sa décision, pourtant confirmée par le traité de Paris du 20 novembre 1815, est balayée par la restauration de la monarchie. Il faut attendre le décret pris le 27 avril 1848, pour voir l'esclavage légalement aboli sur l'ensemble du territoire français. Jean-Louis Darcis. "Moi libre aussi [un homme noir]", 1794. Paris, musée Carnavalet
    De même, Olympe avant de déclarer les Droits des femmes écartées en tout par culottes de soie comme sans culottes, s'attela à détruire le racisme. http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/07/citoyenne-olympe.html
    Cependant, il peut rester quelques réserves quant à son aveuglement religieux, d'essentialisme créationniste, car si elle résistait aux clercs et à la misogynie et s'opposa aux us et coutumes, ouvrant ainsi une voie à l'opinion féminine, celles qui n'appartenaient pas à sa chapelle étaient elles englobées dans sa cause ?

    Les "sorcières" et la liberté d'avorter des femmes indissolublement liées, oubliées les simples femmes et paysannes, sage femmes parfois qui connaissaient la pharmacopée des champs et des forêts, qui aidaient aussi à faire passer, vues en païennes, en sorcières, en hérétiques par son église. On ne la vit pas en prendre la défense, mais plutôt celle du retour à la procréation contre l'amour courtois. Une amorce de féminisme mais sans remise en cause de principe.

    Pour mémoire, Trèves en 1235, et, en 1275, Adèle monte sur le premier bûcher à Toulouse. Dernières exécutions en Angleterre vers 1700, en France en 1718, en Allemagne en 1756, en Suisse, en 1782 et en Posnanie en 1793. De part son érudition et sa participation littéraire à la vie politique "masle", Christine de Pisan devait connaître ces tribunaux...

    "Les archives du Parlement de Toulouse entre 1444 et 1483 mentionnent 99 sorcières et seulement 6 sorciers.Nicolas Ghersi, Poisons, sorcières et lande de bouc, Cahiers de recherches médiévales [En ligne], 17 | 2009, 15 juin 2012, 17 | 2009 : Le poison et ses usages au Moyen Âge, p. 103-120  http://crm.revues.org/11507
    "Parmi les roulades de ces hauts devis, oyez tels cerveaux comparer ces deux sexes : la suprême excellence à leur avis, où les femmes puissent arriver, c’est de ressembler le commun des hommes, autant éloignés d’imaginer qu’une grande femme se peut dire grand homme, le sexe simplement changé, que de consentir qu’un homme se peut élever à l’étage d’un Dieu. Gens plus braves qu’Hercule, vraiment, qui ne défit que douze monstres en douze combats, tandis que d’une seule parole ils défont la moitié du Monde." Egalité des hommes et des femmes http://fr.wikisource.org/wiki/%C3%89galit%C3%A9_des_Hommes_et_des_Femmes
    • Hubertine Auclert - 
    "Personne mieux que vous n’a fait ressortir l’iniquité légale qui fait de chaque femme une mineure. Mère de famille, la femme est sans droit, ses enfants même ne lui appartiennent pas ; épouse, elle a un tuteur, presque un maître ; célibataire ou veuve, elle est assimilée par le code aux voleurs et aux assassins. Politiquement elle ne compte pas. Nos lois la mettent hors la loi." Stella Blandy, Maria Deraisme, Hubertine Auclert, J. Richer, veuve Feresse-Deraisme, Anna Houry, M. Brucker, Henriette Caroste, Louise Laffite, Julie Thomas, Pauline Chanliac.  (Les dames faisant partie du comité de la Société pour l’amélioration du sort des femmes écrivent à Victor Hugo)  À M. LÉON RICHER, Rédacteur en chef de l’ Avenir des Femmes. Paris, le 8 juin 1872. cf. Victor Hugo, Actes et paroles, Depuis l'exil § 2.- La Femme. http://fr.wikisource.org/wiki/Actes_et_paroles/Depuis_l%E2%80%99exil/Paris_2
    http://philippe-ducloux.com/2012/02/06/intervention-en-conseil-de-paris-pour-donner-le-nom-dhubertine-auclert-a-un-lieu-du-11eme-arrondissement/
    • Halet Çambel - Abla (grande soeur) turque
    Notre responsable allemand nous avait demandé de rencontrer Hitler” racontera-t-elle à la BBC il y a quelques années. “Alors, lorsque l’on nous a invités à monter et à nous présenter à lui, nous avons fermement rejeté son offre” http://femmesenresistancemag.com/halet-cambel-pionniere-turque/
    Qui l'a célébrée alors qu'elle vient de disparaître, alors que tous les écrans ont plein la bouche des anneaux de la Mer noire ? Archéologue sans prétention. http://dipnot.hypotheses.org/450
    Halet Çambel  -décédée le 12 février 2014, 98 ans - Championne d'escrime - Archéologue
    D'ouvrière lingère devenue institutrice. Première candidate députée, les quolibets de son propre lui furent pas épargnés. Elle mourra dans la misère à Londres.
    "L'audace d'une femme instruite par ses propres moyens, et qui se présente aux élections législatives en 1849. Fondatrice du Club de l'Emancipation des femmes, elle n'est pas de celles qui n'ont que de litanies en guise de procédés sous prétexte intersectionnel - elle agit avec cohérence et égard de ce qu'est le bien public. Un féminisme politique, intelligent, et grandement révolutionnaire !  
    « Un jour j’ouvris le livre de la loi et je lus ces mots : le mari doit protection à sa femme, la femme doit obéissance à son mari. Je ressentis une vive indignation. Jamais, me dis-je, je n’achèterai le bonheur au prix de l’esclavage. Je veux vivre et souffrir, seule, ignorante, inutile, oubliée mais libre. » - Jeanne Deroin, "Profession de Jeanne Deroin, Fond Enfantin, Ms 7608", citation à partir de Jacques Rancière, "La nuit des prolétaires", 1981, p117. 
    In "L'Opinion des Femmes" (Journal féministe et anticlérical - 1849) en réponse à Proudhon : " ... esclave et prostituée, ou libre et chaste : pour la femme, il n'y a point de milieu. La prostitution est le résultat de l'esclavage des femmes, de l'ignorance et de la misère. (...) favorisez le libre développement de leur intelligence, donnez un noble but à leur activité; les faiblesses du cœur et les écarts de l'imagination ne seront plus à craindre ..."
    • Claudette Colvin 
    Extrait d'écran de la promo bouquin https://www.youtube.com/watch?v=-ZOpqtdd8nw
    La jeune femme qui m'a réconcilié avec ce prénom...

    Supermôme puis supermom - Voilà donc pour quelle raison cette collégienne héroïque, magnifique de résistance passive dans le bus, fût délibérément oubliée ? Soudainement, dans les années 2000, on se rappelle d'elle, alors qu'on lui a fait une vie de chien dans son propre milieu à cause de son gosse à peau claire ?! Ben mince alors, il y en a qui n'ont pas honte d'être aussi sexiste et raciste aux US, et qui osent encore faire les héros -de beaux salauds ces mecs- ?
     "En 1956, elle donna naissance à son fils Raymond qui était si pâle de peau (comme son père) que des gens l'accusèrent d'avoir un enfant blanc. Elle quitta l'Alabama pour New York en 1958 où elle travailla pendant 30 ans de nuit comme infirmière. Elle prit sa retraite en 2004." https://fr.wikipedia.org/wiki/Claudette_Colvin
    Un autocar Greyhound http://www.blenheimgang.com/ou-sont-passes-les-autocars-futuristes/  
    En courant une brève pensée et un bravo à tous ces penseurs du dimanche (le jour des messes) qui sont en train d'enterrer les luttes féministes. Que dirait-on si notre Claudette Colvin était reniée par des noires américaines qui imposent leur liberté de choix de se tasser au fin fond du bus au motif de leur foi (il suffirait qu'un guru leur invente une raison symbolique de se rabaisser et hop on les verrait se presser dans la soute à bagage des eurolines ou des bus au lévrier ? Vous aurez compris que je fais allusion à l'incroyable montée de prosélytisme religieux qui veut forcer le monde que la liberté consiste à ce que les femmes se contraignent au nom des dogmes virils :) Toutes leurs porte parole se bousculent couvrant avec célérité leur intimité tentatrice, impure, immodeste, indigne, déshonorante jusques aux yeux d'awripeaux* pour leur servir l'eau bénite en éclaboussant au vitriol toutes nos aïeules et leurs luttes féministes civiques ! Au moins avec Rosa Parks, nommez et réhabilitez Claudette Colvin, que la moraline machiste des leaders civiques a enterré avant l'heure. http://www.npr.org/2009/03/15/101719889/before-rosa-parks-there-was-claudette-colvin
    Au passage, je m'insurge contre la manipulation et l'instrumentalisation de son attentat sur le Net qui vise à faire croire que cette enfant que l'on ne montre plus que voilée serait une égérie du féminisme islamique, alors qu'il ne peut exister, qu'il est inexistant et mensonger, ce qui ne préjuge nullement des croyantes et féministes... Je demande instamment à tous les féministes et humanistes du monde d'éviter de faire circuler des photographies d'enfants voilées, et en particulier de Malala Yousafzai, qui semble se remettre à Londres, où tout de même les droits de l'enfant et les droits de la femme devraient lui éviter de se voiler dans son lit d'hôpital, is'nt it ?

    Faire circuler la représentation d'une enfant avec un voile fait la publicité de ce code de pudeur patriarcal, symbole s'il en est de la soumission des femmes ! Ne l'oubliez pas. Et non, ce n'est pas son choix. Elle y est contrainte par la pression sociale du système patriarcal phallocrate cristallisé.
    Qui s'obstine à propager sur la toile uniquement des photographies de cette enfant voilée à 14 ans, qui n'est qu'une publicité pour ce symbole du code de pudeur d'honneur et de propriété patriarcale ?! Au lieu de soutenir celles qui tentent d'aller sans. Mais non, on fait le lit de la déségualité sur toute la Toile !
    "En remettant cette distinction, le jury du prix "veut contribuer à mobiliser la solidarité internationale, réaffirmer le droit des femmes dans le monde, garantir la protection de celles qui luttent aujourd'hui au risque de leur vie, et défendre, à leurs côtés, les idéaux d'égalité et de paix" " http://www.france24.com/fr/20121228-le-prix-simone-beauvoir-a-jeune-malala-yousafzai
    D'autres petites filles courage ! Vivent les filles http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/civilisation-articles-section/civilisation-categorie/2235-determinees-livres-a-la-main-contre-les-armes-et-lobscurantisme?fb_action_ids=4340280999211&fb_action_types=og.likes&fb_source=aggregation&fb_aggregation_id=288381481237582
    "The Nobel Peace Prize 2014 was awarded jointly to Kailash Satyarthi and Malala Yousafzay "for their struggle against the suppression of children and young people and for the right of all children to education". https://www.youtube.com/watch?v=a305aohtbBc
    http://www.thenews.com.pk/article-101525-PTI-leader-Zahra-Shahid-Hussain-gunned-down-in-Karachi
    On ne l'oubliera pas bien que ses portraits ne soient rares - http://www.rfi.fr/moyen-orient/20130519-pakistan-une-militante-feministe-abattue-karachi-zohra-hussein-pti-mqm
    "‪#‎Lybie‬. (...) Salwa Bougaighis, ex opposante au régime Kadhafi, a été tuée par balle par des inconnus cagoulés mercredi à son domicile à Benghazi, en marge des élections libyennes."
    http://www.lemonde.fr/asie-pacifique/video/2012/10/10/l-impressionnante-tirade-anti-sexisme-de-la-premiere-ministre-australienne-julia-gillard_1773242_3216.html

    Trois ans à se faire agonir du dedans et du dehors, et si on l'invitait ? http://www.lesnouvellesnews.fr/index.php/entreprendre-articles-section/saga/2928-julia-gillard-vers-la-sortie

    • Phoolan Devi - INDE
    http://www.franceculture.fr/emission-un-autre-jour-est-possible-une-histoire-de-femmes-livre-%C2%AB-le-dernier-souffle-de-phoolan-dev
    http://fr.wikipedia.org/wiki/Ph%C3%BBlan_Dev%C3%AE






    • Emily Davison, suffragiste, tuée en tentant d'arrêter le cheval du roi - United Kingdom - Juin 1913 - 
    Emily Dickinson
    http://lesaventuresdeuterpe.blogspot.fr/2013/07/notre-14-juillet-devrait-etre-le-4-juin.html
    Les activistes féministes, rayon suffragistes, d'édifiants articles, où j'ai appris tout ce que tu de l'histoire glorieuse des courageuses du droit de vote des femmes. http://lesaventuresdeuterpe.blogspot.fr/search/label/activiste%20f%C3%A9ministe
    • Exposition
    Exposition de portraits de 12 femmes « Insoumises. Combats de femmes d'aujourd'hui"
    http://www.ac-montpellier.fr/sections/pedagogie/education-artistique/volet_culturel/expositions-en
    • D'autres pistes pour des pionnières et des courageuses

      • Histoire des Femmes (site féministe russe) (photo, vidéo, documents) - Où figurent des héroïnes inconnues de ce côté-ci de l'Europe - Par exemple, Amiral de la flotte russe, Laskarina Bouboulina (1771-1825) - Ласкари́на Бубули́на (греч. Λασκαρίνα Μπουμπουλίνα); 11 мая 1771, Константинополь — 25 мая 1825) — героиня греческой революции 1821 года, адмирал российского флота" et plein d'autres...  http://vk.com/womantory
    Les déesses plutôt créées par des hommes au pouvoir, je ne sais si je les aurais retenues... Toutes les allégories, figures mythiques qui reflètent les rumeurs à notre propos des contes et légendes que les griots ont propagées, si elles sont intéressantes pour saisir tous les dangers de l'archaïsme, ont-elles intérêt à cette place d'être héroïnes comme les désirèrent les sorciers-prêtres ?

    Nombreuses sont les héroïnes glorifiées à la manière virile de tous les héros, personnages de pouvoir abusifs, tyranniques, dictatoriaux, criminels... Est-ce bien utile de montrer ce mimétisme ?


    N'hésitez pas à suggérer en commentaire ci-dessous des sites d'histoire féministe qui fouille le passé écrit par les vainqueurs qui se donnent le beau rôle... ou à signaler toute erreur. Merci d'avance, ce carnet ethnologique se nourrit de nouvelles données.

    Christine Gamita, Ph. D., ethnologie
    Docteure en ethnologie, ex-ingénieure informatique, spécialisée en management de la qualité études, services, systèmes informatiques et d'information

    • Fondamentaux de ce bloguethno :
    Androcides - http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/androcides.html
    Mais plus encore : http://susaufeminicides.blogspot.fr/2013/08/salon-de-demoiselles.html
    Des preuves ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/cest-de-la-carte-tentative-darticle.html
    Des chiffres ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/01/combien.html


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