mercredi 25 juillet 2012

Citoyenne Olympe

"Pensez à moi et souvenez-vous de l’action que j’ai menée en faveur des femmes !
Je suis certaine que nous triompherons un jour !"
Marie Gouze / Marie-Olympe de Gouges
Testament, 4 Juin 1793, l'an deuxième de la république française


Car la statue à l'Assemblée est le plus beau et le dernier de ses portraits, je l'ajoute... en place du lavis bleu, mis plus bas. Enfin admise en tribune de l'Assemblée nationale en 2016, elle retrouve sa tête perdue le 7 novembre 1793.
Buste en marbre d'Olympe de Gouge
http://www.lcp.fr/afp/la-feministe-olympe-de-gouges-statufiee-entre-lassemblee
"... l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements" figure sur le piédestal du buste réalisé par Jeanne Spehar et Fabrice Gloux"" Illustration - Buste Olympe de Gouge par Jeanne Spehar et Fabrice Gloux à l'Assemblée Nationale le 19 octobre 2016
Comment se fait-il qu'aucune investigation ne nous assure qu'elle n'ait pas été plagiée ? Tout de même curieux cet enfouissement d'un texte aussi puissant et décisif de droits universels fondamentaux... car il fait plus que compléter ceux de l'Homme et du Citoyen. Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne » qui sera présentée à l’Assemblée Nationale le 28 octobre 1791. Elle aurait du mettre la majuscule à Femme et à Citoyenne, qui du coup aurait basculé en épi sur la scène. Pas tout mettre en majuscule, juste les deux mots. Un peu comme la Victime (un homme peut l'être ce féminin épicène). Cela ne ferait pas des droits féminins, n'ayez crainte, un peu comme être humain, quand humain ne signifie pas de l'Homme, où l'on ne peut pas substituer, "être de l'Homme"...  http://anne.paulerville.over-blog.com/article-le-5-septembre-1791-olympe-de-gouges-defend-les-femmes-46213153.html

Deux ans plus tard, Marie Gouze, dite Marie-Olympe de Gouges -qui n'était pas une oie blanche- (née à Montauban le 7 mai 1748), a été guillotinée à Paris le 3 novembre 1793. Femme de lettresfemme politique et polémiste, auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne, elle a laissé de nombreux écrits en faveur des droits civils et politiques des femmes et de l’abolition de l’esclavage des Noirs : Elle devrait être reconnue comme la première égérie du "black feminism" puisque y antécédant décisivement et les esclaves n'ayant pas eu l'opportunité d'apprendre à écrire et lire, comme on le sait, il fallait bien que d'autres voix que les leurs les incarnent en parchemins.
http://www.tombes-sepultures.com/crbst_26.html
http://www.histoire-en-ligne.com/spip.php?article195
Devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes d’humanisme en général et son rôle important dans l’histoire des idées et de la lutte contre l'esclavage des noirs africains... A défaut que l'histoire note aussi clairement que Bathilde, ancienne esclave, fût la première à interdire l'esclavage, précédant Olympe... http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/10/femmes-politiques-feministes.html

Bien plus progressiste que les hommes de son temps, qui trouvèrent moyen de reléguer les droits politiques sous des aiguilles à tricoter, tricoteuses qui faisaient chorus sur les bancs, ou moins élégamment appelées à faire office de claque tout en gardant vertu... ? Les torchons ne se privèrent pas de la salir avec nous toutes...
"La feuille de Salut Public : "Elle voulut être homme d'Etat. Il semble que la loi ait puni cette conspiratrice d'avoir oublié les vertus qui conviennent à son sexe"." http://www.philo5.com/Mes%20lectures/GougesOlympeDe-DeclarationDroitsFemme.htm#_FemmeReveilleToi
De fait, serions-nous environ 32 715 348 citoyennes invisibles dans un texte juridique fondateur, constitutionnel, en vigueur.
Bien plus qu'une case qui a sauté... Mais aussi devant l'offensive pour abattre, freiner, voire annihiler les droits issus de la déclaration de 1789, ce serait également moyen de la renforcer que d'y rajouter les citoyennes en soutien et par justice ! Et si vous me dîtes, chipotant, soit, mais ne s'impose pas. Je vous répondrais, certes, cependant la Constitution de 1958, art 55 intégrant le principe du monisme, les chartes, pactes et conventions sans relativisme d'aucune sorte, pas plus de sexe que d'origine, sont applicables. Cf. Constitution française de 1946  §26 indique que 
« les traités régulièrement ratifiés et publiés ont force de loi sans qu'il soit besoin d'autres dispositions législatives que celles qui auraient été nécessaires pour assurer sa ratification ». Cette voie est confirmée par le décret du 14 mars 1953 (ratification & publication des engagements internationaux de la France) et la Constitution de 1958, art 55. Voir p. 229-230 Nguyen Quoc DinhDroit international publicLGDJ, 1999
L'olympienne démocratie athénienne -sans les femmes, et les esclaves, ou qui garde les femmes serves ou esclaves- perdure... La satire de l'Assemblée des femmes d'Aristophane au Vème siècle avant notre ère montre que la revendication féministe de droits civiques existaient déjà sinon il n'y aurait pas eu lieu de s'en gausser... http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/crai_0065-0536_1971_num_115_4_12697

Opposé à cette démocratie, il est parfois également donné pour féministe et aurait donc habilement inscrit "son féminisme" en humour ? Réussi. http://rdereel.free.fr/volAQ2.html

1790Nicolas de Condorcet et Etta Palm d'Aelders appelaient déjà l'Assemblée Nationale à étendre les droits civils et politiques aux femmes ! Lettre morte. Sans oublier de faire gaffe, les nénettes, c'est toujours d'actualité :
"Olympe de Gouges, Théroigne de Méricourt, Claire Lacombe, bien d’autres encore, chacune à sa manière, tentèrent de situer la place des femmes dans l’universalité des droits, tout comme Mary Wollstonecraft, en Angleterre. Ouverture si grande que Condorcet, en théorie, a pu développer la logique ultime de l’égalité jusqu’à penser possible l’égalité civique entre hommes et femmes. Mais le sens du combat politique, républicain, pour l’essentiel, ne pouvait être compris qu’au masculin." http://www.tanianavarroswain.com.br/labrys/labrys5/textos/riotfr.htm
L'universel de l'humanité étant rien moins qu'abstraction, une seule espèce humaine à la bonne connaissance de toutes et tous. Nulle singularité car rien de singulier dans l'universalité, juste une grande idée promue par la Révolution Française, au point que très rapidement, à l'échelle des millénaires, repris dans maints écrits les déclarations 89, reprises en 48 et 50, pactes et chartes, conventions, pas de soumission au relativisme ! Féminicide politique, lorsqu'une femme gêne... assassinée guillotinée à Paris le 3 novembre 1793, après que
"Son fils, l’adjudant général Aubry de Gouges, par crainte d’être inquiété, la renia publiquement dans une « profession de foi civique" 
Se réjouissant de l'exécution de plusieurs femmes et surtout de la sienne : « virago, la femme-homme, l’impudente Olympe de Gouges qui la première institua des sociétés de femmes, abandonna les soins de son ménage, [...] Vous sentirez que vous ne serez vraiment intéressantes et dignes d’estime que lorsque vous serez ce que la nature a voulu que vous fussiez. Nous voulons que les femmes soient respectées, c’est pourquoi nous les forcerons à se respecter elles-mêmes. » Procureur de la Commune de Paris, Pierre-Gaspard Chaumette http://fr.wikipedia.org/wiki/Olympe_de_Gouges
Passons outre la destruction de sa respectabilité politique...
"au mépris de toute vraisemblance, qu'Olympe de Gouges fut une contre-révolutionnaire favorable à la loi martiale ! http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2013/11/01/olympe-de-gouges-une-feministe-une-humaniste-une-femme-polit.html
Ou bien, grand classique, de ce qu'elle aurait été une prostituée de luxe, une courtisane, l'escorte accorte montée à l'échafaud...
"une interprétation erronée du romancier Henri Pigaillem qui lui-même s’appuie sur une petite phrase décontextualisée (...) Le baron de Grimm avait fait en 1793 une insinuation malveillante et infondée,  au sujet d’Olympe de Gouges, dans la recension qu’il avait donnée de l'une de ses pièces : « Née avec une jolie figure, son unique patrimoine, elle n'était depuis longtemps connue à Paris que par les faveurs dont elle comblait ses concitoyens..."" http://feministesentousgenres.blogs.nouvelobs.com/archive/2014/02/21/olympe-de-gouges-etait-elle-un-homme-523277.html
Le citoyen n'est donc pas être abstrait asexué, en l'occurrence, car ils avaient bien rayé la citoyenne des listes de la vie politique délibérément.
"Parmi les progrès de l'esprit humain les plus importants pour le bonheur général, nous devons compter l'entière destruction des préjugés qui ont établi entre les deux sexes une inégalité de droits funeste à celui même qu'elle justifie" Condorcet, Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain - fragment sur l'Atlantide, GF Flammarion, Paris, 1988, p. 286-287
En 1833, une autre voix féministe avant l'heure revendiquera l'application des droits de l'homme aux femmes -preuve entière de ce qu'ils ne l'étaient toujours aucunement en France- Appel d’une femme au peuple sur l’affranchissement de la femme. http://fr.wikipedia.org/wiki/Claire_Démar

Et qui sait si avant cela, on ne lui avait pas plagié sa déclaration, bien rognée aux entournures ? Rhabillée la plume, bavarde comme une pie, bien taillée. Ou fessée ? On veut toujours faire taire les vilaines filles !?
  • Sans plonger dans l'anachronisme "rétrograde" (au sens de Henri Bergson), quels moyens avaient les insoumises de survivre et parce que l'on peut être féministe et rire à gorge déployée de la santé, la liberté de propos et l'humour de Théroigne de Méricourt - Attention, c'est salé, prenez votre bouteille d'eau minérale, en cas de pépie... Elle avait le XVIIIe piquant et le catéchisme osé - crêbleu ! http://www.gutenberg.org/files/26607/26607-h/26607-h.htm
Ces deux-là furent plus qu'oubliées... dévastées du fait de leur féminisme, snobées et biffées par les hoministes (pas par les humanistes, sachez toute la nuance). http://www.histoire-des-femmes.com/article-les-femmes-oubliees-de-la-revolution-francaise-65453637.html
  • Et Jeanne-Marie ou Manon Philippon (1754-1793), la connaissez-vous ?
"...Je devais naître femme spartiate ou romaine, ou du moins homme français. [...] Mon esprit et mon coeur trouvent de toute part les entraves de l'opinion, les fers des préjugés, et toute ma force s'épuise à secouer vainement mes chaînes. O liberté, idole des âmes fortes, aliment des vertus, tu n'es pour moi qu'un nom !" Mémoires de Madame Roland - Jeanne-Marie ou Manon Philippon (1754-1793)." http://www.thucydide.com/realisations/comprendre/femmes/femmes1.htm

(Peuchère, faire femme romaine, domina dominée, pas vraiment le pied non plus- Sparte, ce serait un peu mieux, sans doute)

En Déclaration des droits universels de l'homme et du citoyen - Où sont passées les citoyennes ? Ils ont refusé ! Citoyennes, restez à la porte de l'assemblée, seules les tricoteuses pour faire tapisserie et les femmes de ménage entrent pour essuyer la boue des bottes des vaillants citoyens zélus zélés cumulards. cf. Lettres de France p. 246 http://books.google.co.uk/books?id=5Ruwz82RicgC&printsec=frontcover&hl=fr#v=onepage&q&f=false
grâce à http://www.facebook.com/#!/oliva.blancosur http://www.feminicidio.net/index.php?option=com_content&view=article&id=67&Itemid=8
  • Propositions de dépoussiérage
a) Devant être réhabilitée comme toute victime de féminicide politique, son texte doit être promu.

Mais aussi, remplacer toujours et d'urgence "le Citoyen", dont il est temps qu'il soit porté pâle (cf. le titre de la déclaration de 1789, texte fondateur toujours en vigueur en pack constitutionnel sur Legifrance) par "de la Citoyenneté", tout de même grandi en trois siècles -


Puisque cela nous est dit bien clairement, l'on nous a refusé le droit de cité... C'est donc une blague pour nous faire taire que cette historiette de homme, être abstrait dans l'absolu... et que l'on ne peut diviser - C'est bien eux et non pas elles qui nous ont divisées. http://www2.cndp.fr/laicite/pdf/condorcet_femmes.pdf

b) Ecrivons, Droits Universels de l'Humanité ou bien Droits Universels de la Citoyenneté, tout simplement- Encore plus simplement pour éviter la racine uomo virile, calons-nous sur DROITS UNIVERSELS, ce sera plus digeste.

Ou tant qu'à faire de l'épicène... transformons en "Humanité", si l'on ne veut pas évacuer l'humanisme historique, là où sont vraiment embrassés citoyens et citoyennes
, et puis, peut-être "devoirs & droits" !
Et fi de la démocratie à l'athénienne, où femmes écartées du pouvoir, et ne servant qu'aux usages subalternes... Cela concerne donc également le texte des Nations Unies. Trois fondations majeures. Allez que la quatrième soit citoyenne, enfin !

2. 1948 - dite Charte - Déclaration universelle des droits de l'homme du 10 décembre 1948 aux Nations Unies
3. 1950 - dite CEDH - http://www.un.org/fr/documents/udhr/ 4 novembre 1950 - Convention européenne de sauvegarde des droits de l'Homme - 7 décembre 2000 - Proclamation du Conseil européen de Nice de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne


- Depuis 1977, le jour de célébration NU (non, ce n'est pas ce que vous croyez, voyeurs, c'est Nations Unies) du 8 mars devrait être férié -cela nous changerait enfin des fêtes en l'honneur de saints qui ne nous concernent pas- qui s'appelle originellement et exactement 

"Journée pour les droits de la Femme et la paix internationale"

Tous ont glissé sous le tapis la seule complète déclaration universelle de Marie-Olympe, comme toutes les femmes réclamant Droit et Justice, écartées, interdites de siéger... Peu importe qu'on l'eût fait passer pour semi-mondaine (une sorte d'"escort")  et bourgeoise, passée au féminicide d'une autre fine lame, la guillotine. Ils ont tué ma grand mère, elles sont légions qui sont mortes pour nous, le fichu au cou. Mais elle savait écrire cette fine plume,
"Publiée en 1791, dans l’effervescence de la Révolution, cette Déclaration des droits de la femme représente l’universalisation de la Déclaration des droits de l’homme. En insistant sur l’appartenance du beau sexe au genre humain, on peut dire d’elle qu’elle est la toute première et véritable Déclaration UNIVERSELLE des droits de l’Homme, en général." Olivier Gaiffe  http://audiolivres.wordpress.com/2009/03/25/olympe-de-gouges-declaration-des-droits-de-la-femme-et-de-la-citoyenne/ Le texte dit by   http://www.archive.org/download/OlympeDeGouges 
Voilà où menée une grande femme 
Ce que je demande solennellement, à présent que nos sociétés habitent les Droits Universels et les exigent sans cesse, composés également de femmes, d'hommes et d'enfants, que j'aurais tendance à surnommer pour ma part "Droits & Devoirs", c'est de les améliorer ! En prenant bien précaution de démêler auparavant cet écheveau :
"Prima facie, l’usage performatif des énoncés normatifs a quelque chose de paradoxal dans le cas des préceptes de droit naturel, dont les droits de l’homme forment le cas exemplaire. En effet, les propositions juridiques « naturelles » sont censées jouir d’une validité indépendante, supérieure à celle du droit positif ; elles ne peuvent être conférées par un pouvoir politique ; celui-ci ne peut que les reconnaître." http://aad.revues.org/770
  • Métamorphose "de l'Homme" en "Humains", est-ce bien raisonnable, et bien français, et tout à fait féministe ? On ne parle pas du substantif "Humain" prenant toute l'espèce.
Changer une expression par une autre sans avoir tout dûment analysé historiquement et sémantiquement, en débat public et concertation avec toutes, serait préjudiciable à n'en pas douter. Où l'on va voir que l'expression "Droits Humains" se trouve imposée sans concertation, ni débat, comme le fût fait pour "Droits de l'Homme" en 1789 et en 1948 -ce qui n'a pas à se reproduire au XXIème- et en quoi réparés les torts faits aux femmes par la Révolution française et l'ONU à suivre ?

Sur la question qui serait de faire valoir "Droits humains", expression actuellement championne des Zeromachos (association -abolitionniste- suscitée par Florence Montreynaud, déjà à l'origine de l'association Chienne de garde. 
http://libertees.blog.lemonde.fr/2012/06/19/libertetes-de-juin-entretien-avec-patric-jean-et-frederic-robert-de-zero-macho/ )

Son porte voix indique, et où l'on voit que être humain aussi masculin que l'homme car l'expression n'a rien de neutre, pas plus que l'être lui-même en fait n'étant pas unique :

"On dit d'ailleurs "traite des êtres humains" et non "traite de l'homme", ce qui ne choque personne." http://blogs.mediapart.fr/blog/patricjean/080415/droits-humains-vs-droits-de-lhomme
Directement du latin au français - Homme majusculaire* reste la traduction du latin taxinomique, Homo sapiens sapiens, pourquoi faire ensuite un détour par l'anglais "human", alors qu'on peut aller directement du latin au français ?

De l'idée de droit naturel à la liberté - Des Anglosaxons ont traduit tardivement les Droits de l'Homme par Human Rights (avant la déclaration française de 1789, alors que ne figurant pas dans le texte basique qui vient le 
 le Bill of Rights qui ne mentionne pourtant nul "Human Rights)
https://fr.wikipedia.org/wiki/Droits_de_l%27homme#Grands_textes_.28XIIIe_-_XVIIe.C2.A0si.C3.A8cles.29

Au sujet de la racine homo qui fait l'hominidé, lhumain et ou l'Homme.
La dernière colonne des Homo sapiens sapiens, dit "Humains modernes"
(la 1ère de l'ancêtre commun Neanderthal, la 2ème prend note d'une branche Néanderthal métissant Homo sapiens)
Extrait de http://news.bbc.co.uk/2/hi/science/nature/8660940.stm
Et donc, quoi de nouveau sous le soleil, "humain" contraction de "être humain", quoi de féminin ouvertement qui ne soit dans l'ombre de l'être, plus féministe, plus universaliste, en quoi ? Tout venant de "homo" (qui ne signifie pas identique ou similaire en l'occurrence étymologiquement), toujours un peu sous l'aile de l'"andro", "anthropo", majuscule ou pas, il n'en reste pas moins que la moitié incluse hors de vue pourtant toujours ? Cela parait également anthropocentrique et nier le versus devoir des droits, de plus que cela donne à réfléchir à ce qu'est ce qu'impliquerait des droits inhumains... ?

Et puis Amnesy les mit à la mode ces droits humains qu'elle nous rabâche en gommant les femmes, assujetties à rester serves sexuelles, mais ne bouge que fort peu le petit doigt malgré ses nombreux rapports d'enfants et  femmes molestées de ci-de là et ci-devant-derrière - voir ici archivés quelques rapports qui s'étouffent dans leurs tiroirs : au Nord 
http://susaufeminicides.blogspot.fr/2010/03/les-victimes-de-viol-feminicides.html &
à l'Est http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/04/agynie-des-mineures-feminicides.html

MAJ 2015 - Sans parler de leur dernier fait d'arme tolérant du servage sexuel qui serait la nouvelle définition du travail... toute activité humaine même inhumaine par principe pourrait être étiquetée travail même, au motif que le consentement acheté ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/2015/09/servage-sexuel-non-merci.html

Pas encore suffisante la proportion féminicide ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/2013/01/planetarium-des-feminicides.html

Déploration de l'inhumanité unanimement réprouvée, soit, mais pourquoi laisser croire que le droit pourrait être inhumain ? Les coutumes et lois érigées par Un le sont à coup sûr. Il est vrai que beaucoup de tyrans s'exercèrent à plus que leurs droits, ce furent donc eux qui surent être plus qu'inhumains, pas le Droit !

Des "sacrifices humains", alors qu'inhumains... - Mais revenons à l'emploi de l'adjectif humain que l'on voudrait ériger en norme linguistique.
Rituel de sacrifice humain "capacocha" - Momie andine  de jeune fille sacrifiée 
http://ici.radio-canada.ca/nouvelles/science/2013/07/30/002-momies-inca-enfants-drogue-coca-rituel.shtml
A examiner cet adjectif qualificatif "humain", parfois pris en substantif, "l'humain", qui couvrent des actes consciemment inhumains ; une politiste a abondé de quelques éléments de réflexion à ce sujet :
"Les Droits de l’Homme sont essentiellement une fiction conceptuelle (et juridique) où l’« Homme » ne renvoie pas à une réalité anthropologique, c’est-à-dire que le terme n’est pas à comprendre numériquement, en sorte que ce fondement n’inclurait pas les femmes. Il serait évidemment possible d’objecter qu’on aurait pu très bien proposer la Femme comme entité conceptuelle au fondement des droits de l’individu, et que ce choix révèle déjà le patriarcalisme desdits « Droits ». Mais, à mon sens, il ne s’agit pas seulement d’un usage arbitraire de la langue. L’Homme est une catégorie « transcendantale », en d’autres termes, il s’agit d’une catégorie sans laquelle on ne peut penser et qui, en particulier, sous-tend une fiction pré-politique spécifiquement moderne, selon laquelle l’individu est un être rationnel disposant de droits naturels conformes aux inclinations qui lui sont propres. Ces inclinations trouvent différentes spécifications selon les théoriciens – par exemple, chez Hobbes, l’homme use de sa raison pour trouver les moyens de sa conservation ; le droit naturel implique alors un transfert réciproque des droits de chacun selon les modalités que les contractants auront fixées. Chez Locke, l’homme tend naturellement à veiller à la pérennisation de ses jouissances et ressources, ce qui rend inaliénable le droit de propriété. Ces exemples ne sont pas de simples digressions, mais ils montrent que l’entité « Homme » tend vers la civilité et justifie les formes de gouvernements. A l’inverse, l’« humain » est, en principe, flou et se réfère simplement à l’organisme biologique, vivant, ancré dans son environnement naturel. De la même manière, si l’on devait envisager un lieu commun, « rendre la société plus humaine » - on trouve ici l’idée d’une société plus compassionnelle, empathique, retournant à ses émotions primitives, authentiques. L’ « Homme » n’est ici pas au fondement de la « société plus humaine », laquelle renvoie à un état de nature, si l’on peut dire, non hypothétique, mais premier. Et quel est l’animal social le plus proche de la nature ? Ce sont évidemment les femmes. Ce n’est donc pas que les Droits de l’Homme n’incluraient pas les femmes, mais c’est qu’elles sont réduites à l’état le plus bestial et négligeable. Si l’on pourrait retracer plus finement la généalogie du concept « Homme », l’on peut supposer que la contingence historique, soit l’impensé des révolutionnaires admette fidèlement cette trame." Virginia Pele
Clôture faisant sur le déjà mentionné d'entrée "être humain" qui n'est pas "être de l'homme".
  • Nuance de taille et en nombre : Du singulier au pluriel - 4 avril 1893Marie Desraimes avec Georges Martin, à qui l'on doit l'expression "droit humain" qui n'est pas "droits humains" notons le bien. http://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Deraismes
Extrait de
http://nl.wikipedia.org/wiki/Ordre_Ma%C3%A7onnique_Mixte_International_Le_Droit_Humain
A noter que la Franc maçonnerie n'était du tout accueillante aux femmes, et pas encore tout à fait féministe, alors que les bras grands ouverts pour toutes convictions... pas plus que les Compagnons du Tour de France, d'ailleurs... on dit compagne mais compagnonnes* ? Mais aussi, l'on peut discerner également que cette expression "droits humains", dite aujourd'hui politiquement correcte et reprise de ci, de là comme une panacée, ne satisfait en rien aux règles stylistiques françaises, d'autant qu'on l'a vu au-dessus le sens y pèche par plusieurs lignes.

En plus que fleurant fort l'anglicisme barbare (oui les ilotes sont barbaros :0) http://defensedufrancais.ch/association/?p=1131

Nos lois qui permettent de voter pour choisir des représentants, légiférant pour protéger les citoyennes et citoyens de recourir à la contraception, à l'IVG, à la solidarité nationale, à l'école gratuite pour tous, nationaux et pas, etc. Pas d'autre issue que de prolonger, soutenir, renforcer, conforter, confirmer et appliquer les "droits et devoirs de l'humanité" ou "DEVOIRS & DROITS UNIVERSELSpar la reconnaissance sociale & juridique de l'interdit de tous les féminicides, de surcroît, fondamentale et incontournable, et parce qu'ils font le lit froissé des androcides*http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/androcides.html

"Humanité" toujours issue d'"homo" mais son féminin et sa générosité me parait être la seule à rattraper un peu le coup parti de biais à la Révolution...


On souffre, comme alors, cruellement de l'absence de débat, les uns imposent, les autres décident... Bafouées en majuscules -La différence grammaticale entre droits de l'homme et du citoyen et Droits de l'Homme et du Citoyen déjà à noter- La majuscule signifie le nom propre, le nom unique. L'utilité de la majuscule n'est plus démontrer, ni que les femmes de la Révolution s'agitaient pour faire valoir notre Droit à figurer à notre due place.
"Le 5 octobre dernier [1789], les Parisiennes ont prouvé qu’elles étaient pour le moins aussi braves qu’eux. […] Remettons les hommes dans leur chemin et ne souffrons pas qu’avec leurs systèmes d’égalité et de liberté, avec leurs Déclarations de droits, ils nous laissent dans l’état d’infériorité – disons vrai, d’esclavage –, dans lequel ils nous retiennent depuis si longtemps. («Mme la M. de M…», Étrennes nationales des dames, fin 1789" cf. Eliane Viennot, Les freins au changement de l'expression “droits de l'homme”: le mensonge et ses promoteurs, Campagne pour les DROITS HUMAINS POUR TOUSTES Lancée par Droitshumains.fr Conférence de mobilisation Marie du 10e arrondissement, 21 mai 2015  http://www.elianeviennot.fr/Langue/DHTT-21mai.pdf
Mettre du "e" muet partout ne féminise pas forcément, pourquoi donc surenchérir en "heu" parfois féminin mais pas toujours ?

"Lorsqu’on parle de masculin et de féminin en grammaire, on ne parle ni de l’homme ni de la femme." Magali Favre, 3 novembre 2016
En tout cas, les genres grammaticaux ne sont pas mariés à vie au sexage sexiste, comme le donne à voir le titre québecois "en français, le genre n'a pas de sexe" - De plus que des termes forcés à se terminer en "e" muet changerait de prononciation car alors le muet leur donne une syllabe supplémentaire ? Ce n'est pas le cas pour "noues" ou pour "toustes" mais pour un certain nombre d'autres mots. 
cf. http://www.ledevoir.com/societe/actualites-en-societe/483679/la-replique-en-francais-le-genre-n-a-pas-de-sexe

A noter que "Droits de la Personne" prend aussi option sur le fait d'inclure tous les droits de toutes et tous sans distinction mais avec élégance ? Peut-être pas tant que cela puisqu'il semblerait que ce soit l'expression libérale jusqu'à ultra, avec vent en poupe de ceux qui privilégient les droits individuels de toute personne qui devient en soi minorité, les droits des minorités allant à renforcer le relativisme individuel finalement... L'ochlocratie en place de l'universalisme par les sacro saints "droits de la personne" à la canadienne, pas sur que l'on s'en puisse réjouir dans le futur, ma tante et moi.


Cela sacrifie à l'individualisation des droits, un peu comme droits des êtres humains, un peu morcelant, peut-être ? Mais nous étions venu là pour Olympe... restons avec elle


Sa déclaration en intégral
http://www.amazon.fr/Marie-Olympe-Gouges-Olivier-Blanc/dp/2849830003
 Hormis son fronton théiste devenu, bien évidemment, inconcevable lorsque l'on sait toute la pacification que l'athéisme foncier a apporté à la rédaction de la constitution républicaine laïque, trivialement sans divinité donc de façon athée au sens strict, beaucoup devraient en prendre de la graine
"Homme, es-tu capable d’être juste ? C’est une femme qui t’en fait la question ; tu ne lui ôteras pas du moins ce droit. Dis-moi ? Qui t’a donné le souverain empire d’opprimer mon sexe ? Ta force ? Tes talents ? Observe le créateur dans sa sagesse ; parcours la nature dans toute sa grandeur, dont tu sembles vouloir te rapprocher, et donne-moi, si tu l’oses, l’exemple de cet empire tyrannique.Remonte aux animaux, consulte les éléments, étudie les végétaux, jette enfin un coup d’œil sur toutes les modifications de la matière organisée ; et rends-toi à l’évidence quand je t’en offre les moyens ; cherche, fouille et distingue, si tu peux, les sexes dans l’administration de la nature. Partout tu les trouveras confondus, partout ils coopèrent avec un ensemble harmonieux à ce chef-d’œuvre immortel. 
L’homme seul s’est fagoté un principe de cette exception. Bizarre, aveugle, boursouflé de sciences et dégénéré, dans ce siècle de lumières et de sagacité, dans l’ignorance la plus crasse, il veut commander en despote sur un sexe qui a reçu toutes les facultés intellectuelles ; il prétend jouir de la Révolution, et réclamer ses droits à l’égalité, pour ne rien dire de plus."

"Préambule - Les mères, les filles, les sœurs, représentantes de la nation, demandent d’être constituées en assemblée nationale. Considérant que l’ignorance, l’oubli ou le mépris des droits de la femme, sont les seules causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernements, ont résolu d’exposer dans une déclaration solennelle, les droits naturels inaliénables et sacrés de la femme, afin que cette déclaration, constamment présente à tous les membres du corps social, leur rappelle sans cesse leurs droits et leurs devoirs, afin que les actes du pouvoir des femmes, et ceux du pouvoir des hommes pouvant être à chaque instant comparés avec le but de toute institution politique, en soient plus respectés, afin que les réclamations des citoyennes, fondées désormais sur des principes simples et incontestables, tournent toujours au maintien de la constitution, des bonnes mœurs, et au bonheur de tous.
En conséquence, le sexe supérieur en beauté comme en courage, dans les souffrances maternelles, reconnaît et déclare, en présence et sous les auspices de l’Être suprême, les Droits suivants de la Femme et de la Citoyenne.

Article premier - La Femme naît libre et demeure égale à l’homme en droits. Les distinctions sociales ne peuvent être fondées que sur l’utilité commune.
II - Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de la Femme et de l’Homme : ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et surtout la résistance à l’oppression.

III - Le principe de toute souveraineté réside essentiellement dans la Nation, qui n’est que la réunion de la Femme et de l’Homme : nul corps, nul individu, ne peut exercer d’autorité qui n’en émane expressément.

IV - La liberté et la justice consistent à rendre tout ce qui appartient à autrui ; ainsi l’exercice des droits naturels de la femme n’a de bornes que la tyrannie perpétuelle que l’homme lui oppose ; ces bornes doivent être réformées par les lois de la nature et de la raison.

V - Les lois de la nature et de la raison défendent toutes actions nuisibles à la société : tout ce qui n’est pas défendu par ces lois, sages et divines, ne peut être empêché, et nul ne peut être contraint à faire ce qu’elles n’ordonnent pas.

VI - La Loi doit être l’expression de la volonté générale ; toutes les Citoyennes et Citoyens doivent concourir personnellement ou par leurs représentants, à sa formation ; elle doit être la même pour tous : toutes les Citoyennes et tous les Citoyens, étant égaux à ses yeux, doivent être également admissibles à toutes dignités, places et emplois publics, selon leurs capacités, et sans autres distinctions que celles de leurs vertus et de leurs talents.

VII - Nulle femme n’est exceptée ; elle est accusée, arrêtée, et détenue dans les cas déterminés par la Loi. Les femmes obéissent comme les hommes à cette Loi rigoureuse.

VIII - La Loi ne doit établir que des peines strictement et évidemment nécessaires, et nul ne peut être puni qu’en vertu d’une Loi établie et promulguée antérieurement au délit et légalement appliquée aux femmes.

IX - Toute femme étant déclarée coupable ; toute rigueur est exercée par la Loi.

X - Nul ne doit être inquiété pour ses opinions mêmes fondamentales, la femme a le droit de monter sur l’échafaud ; elle doit avoir également celui de monter à la Tribune ; pourvu que ses manifestations ne troublent pas l’ordre public établi par la Loi.

XI - La libre communication des pensées et des opinions est un des droits les plus précieux de la femme, puisque cette liberté assure la légitimité des pères envers les enfants. Toute Citoyenne peut donc dire librement, je suis mère d’un enfant qui vous appartient, sans qu’un préjugé barbare la force à dissimuler la vérité ; sauf à répondre de l’abus de cette liberté dans les cas déterminés par la Loi.

XII - La garantie des droits de la femme et de la Citoyenne nécessite une utilité majeure ; cette garantie doit être instituée pour l’avantage de tous, et non pour l’utilité particulière de celles à qui elle est confiée.

XIII - Pour l’entretien de la force publique, et pour les dépenses d’administration, les contributions de la femme et de l’homme sont égales ; elle a part à toutes les corvées, à toutes les tâches pénibles ; elle doit donc avoir de même part à la distribution des places, des emplois, des charges, des dignités et de l’industrie.

XIV - Les Citoyennes et Citoyens ont le droit de constater par eux-mêmes ou par leurs représentants, la nécessité de la contribution publique. Les Citoyennes ne peuvent y adhérer que par l’admission d’un partage égal, non seulement dans la fortune, mais encore dans l’administration publique, et de déterminer la quotité, l’assiette, le recouvrement et la durée de l’impôt.

XV - La masse des femmes, coalisée pour la contribution à celle des hommes, a le droit de demander compte, à tout agent public, de son administration.

XVI - Toute société, dans laquelle la garantie des droits n’est pas assurée, ni la séparation des pouvoirs déterminée, n’a point de constitution ; la constitution est nulle, si la majorité des individus qui composent la Nation, n’a pas coopéré à sa rédaction.

XVII - Les propriétés sont à tous les sexes réunis ou séparés ; elles ont pour chacun un droit lorsque la nécessité publique, légalement constatée, l’exige évidemment, et sous la condition d’une juste et préalable indemnité.
Postambule

Femme, réveille-toi ; le tocsin de la raison se fait entendre dans tout l’univers ; reconnais tes droits. Le puissant empire de la nature n’est plus environné de préjugés, de fanatisme, de superstition et de mensonges. Le flambeau de la vérité a dissipé tous les nuages de la sottise et de l’usurpation. L’homme esclave a multiplié ses forces, a eu besoin de recourir aux tiennes pour briser ses fers. Devenu libre, il est devenu injuste envers sa compagne. Ô femmes ! Femmes, quand cesserez-vous d’être aveugles ? Quels sont les avantages que vous avez recueillis dans la révolution ? Un mépris plus marqué, un dédain plus signalé. Dans les siècles de corruption vous n’avez régné que sur la faiblesse des hommes. Votre empire est détruit ; que vous reste t-il donc ? La conviction des injustices de l’homme. La réclamation de votre patrimoine, fondée sur les sages décrets de la nature ; qu’auriez-vous à redouter pour une si belle entreprise ? Le bon mot du Législateur des noces de Cana ? Craignez-vous que nos Législateurs français, correcteurs de cette morale, longtemps accrochée aux branches de la politique, mais qui n’est plus de saison, ne vous répètent : femmes, qu’y a-t-il de commun entre vous et nous ? Tout, auriez vous à répondre. S’ils s’obstinent, dans leur faiblesse, à mettre cette inconséquence en contradiction avec leurs principes ; opposez courageusement la force de la raison aux vaines prétentions de supériorité ; réunissez-vous sous les étendards de la philosophie ; déployez toute l’énergie de votre caractère, et vous verrez bientôt ces orgueilleux, non serviles adorateurs rampants à vos pieds, mais fiers de partager avec vous les trésors de l’Être Suprême. Quelles que soient les barrières que l’on vous oppose, il est en votre pouvoir de les affranchir ; vous n’avez qu’à le vouloir. Passons maintenant à l’effroyable tableau de ce que vous avez été dans la société ; et puisqu’il est question, en ce moment, d’une éducation nationale, voyons si nos sages Législateurs penseront sainement sur l’éducation des femmes.

Les femmes ont fait plus de mal que de bien. La contrainte et la dissimulation ont été leur partage. Ce que la force leur avait ravi, la ruse leur a rendu ; elles ont eu recours à toutes les ressources de leurs charmes, et le plus irréprochable ne leur résistait pas. Le poison, le fer, tout leur était soumis ; elles commandaient au crime comme à la vertu. Le gouvernement français, surtout, a dépendu, pendant des siècles, de l’administration nocturne des femmes ; le cabinet n’avait point de secret pour leur indiscrétion ; ambassade, commandement, ministère, présidence, pontificat, cardinalat ; enfin tout ce qui caractérise la sottise des hommes, profane et sacré, tout a été soumis à la cupidité et à l’ambition de ce sexe autrefois méprisable et respecté, et depuis la révolution, respectable et méprisé."
Grâce à http://www.facebook.com/photo.php?fbid=401875809831959&set=a.387770481242492.99164.124453160907560&type=1&theater

Après avoir guillotiné Olympe, pour sûr qu'il fallait tout faire pour qu'il n'y en eût plus de telles olympiennes féministes qui travaillent à éradiquer l'oppression qui devance et oriente toutes les autres, il fallait barrer au Nord, anesthésier la tête au sexe pas assez faible au goût du mâle dominant bon Citoyen...
Dire qu'il a fallu deux cents ans pour qu'on la "plaque" à Paris, rue Servandoni dans le VIème, où elle demeura - Auparavant rue des Fossoyeurs... de triste mémoire. Voir "les femmes à l'honneur" flyer_Parcours_2008.pdf télécharger sur http://www.mairie6.paris.fr/mairie06/jsp/site/Portal.jsp?page_id=437
Gogool lui rend hommage le 7 mai 2014 par une jolie poupée à la Marie-Antoinette toute poudrée d'iris, est-ce bon signe pour les droits des femmes dans le monde ? Espérons !

On attend toujours le buste en marbre à l'Assemblée Nationale. Annoncé mais non placé. Inauguration en absence. Flatterie par contumace. http://www.franceinter.fr/emission-le-cabinet-de-curiosites-le-buste-dolympe-de-gouges-a-lassemblee-nationale
  • Une conclusion post-natale - du mois d'août (mois de l'abolition des privilèges :)
Nous ne laisserons pas faire que la charitabilité* et l'humanitarisme du paternage* parviennent à menotter les droits universels... https://beyourownwomon.wordpress.com/2015/08/22/les-droits-de-lhomme-relevent-ils-dune-logique-humanitaire/

Christine Gamita, Ph. D., ethnologie
-Docteure en ethnologie-
  • Fondamentaux de cet ethnoblognote :
B - Androcides - http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/androcides.html
Mais plus encore : http://susaufeminicides.blogspot.fr/2013/08/salon-de-demoiselles.html
Des preuves ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/p/cest-de-la-carte-tentative-darticle.html
Des chiffres ? http://susaufeminicides.blogspot.fr/2012/01/combien.html

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