mardi 15 août 2017

Quiddité

"Prrr ! Il ne suffit pas pour être un grand poète de savoir à fond la syntaxe et de ne pas faire de faute de langue ! Regarde ta sainte, Porbus ! Au premier aspect, elle semble admirable ; mais au second coup d’œil on s’aperçoit qu’elle est collée au fond de la toile et qu’on ne pourrait pas faire le tour de son corps. C’est une silhouette qui n’a qu’une seule face, c’est une apparence découpée, (...)"
Honoré de Balzac, Maître Frenhofer, août 1831, in  l'Artiste, alias Le chef-d’œuvre inconnu[1]


Chatte irique
Graphiste anonyme 
Cette féline de gracieuse entrée en matière s'est trouvée sous mes touches en googlisant quel choix de contours inachevés s'offrait à moi. 

A l'origine en mars 1759, Silhouette mal fagoté et mal vu, et sa façon de croquer en profil des ombres sur ses murs sont immortalisées par son patronyme, de propre passant à commun. 

"ce serait donc pour le ridiculiser que l'on dénomma à la silhouette (supra 1781), ce qui présentait un aspect mesquin ou inachevé. À cette explication, il faut ajouter que M. de Silhouette avait l'habitude de tracer dans son château ces sortes de profils (cf. J.O. du 29 août 1869, p. 1154, 3ecol. ds Littré)"[3
Originaire de Bayonne, cet anthroponyme découle du Basque, "trou, fosse, creux".

Extrait de la page 224[4]

D'emploi anachronique chez Balzac en 1831 dont le conte se déroule en 1612, puis en titre de la revue satirique La silhouette, ultérieur recueil de caricatures fin 1829.[2] Introduire a ses limites, cessons de baguenauder, pour parler droit.

Elles essayèrent la conciliation, une fin de non recevoir leur fût opposée... Arriva ce qui devait arriver. En justice, elles allèrent. Qui sont donc les excités ?
  • Domina Mary - Où il n'est pas question d'un gazon privé, ni d'un particulier. 
Haut-Rhin à l'heure yankee des années 40 - De réduire en action publique la représentation féminine à une typologie étriquée et attentatoire, de quelque côté qu'on l'observe. Personne dépositaire de l'autorité publique ayant engagé la responsabilité communale, sans consultation.[5]

Une loi réglée comme du papier à musique -  Le contrôle réel de l'égalité des sexes, ou autrement dit de l'absence de discrimination négative contre les femmes, est mobilisé. C'est un cas d'espèce notable car il s'agit, et c'est pour cette raison que le voilà apparaissant sous nos pattes de velours, le premier bien visible et parlant d'application de la loi n° 2014-873 du 4 août 2014 pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes, qui engagent les autorités de tout niveau à promouvoir l'égalité des sexes et non pas les fantasmes des derniers empiétant sur l'espace public. [6

Il est, ci-dessous, confirmé que le principe d'égalité des sexes relève de la liberté fondamentale, c'est évident et heureux.
"Le juge des référés a statué sur ce recours par une ordonnance du 9 août 2017, rendue dans le cadre de la procédure du référé-liberté. Il a reconnu que le principe d’égalité entre les hommes et les femmes, qui a valeur constitutionnelle en application du Préambule de 1946 auquel se réfère le Préambule de la Constitution de 1958, a la nature d’une liberté fondamentale au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, instituant le référé-libertéIl a jugé que ces représentations de silhouettes féminines ou d’éléments du corps féminin illustrent une conception de la femme, inspirée par des stéréotypes et la réduisant de façon caricaturale, et parfois graveleuse, à une fonction d’objet sexuel. Il en a déduit que leur disposition par une commune dans ses espaces publics, et nommant le long de ses voies publiques, constitue une atteinte grave au principe d’égalité entre les hommes et les femmes et est manifestement contraire à la loi du 4 août 2014 pour l’égalité réelle entre les femmes et les hommes, dont l’article 1erengage les collectivités territoriales à mettre en œuvre une politique pour l'égalité entre les femmes et les hommes et, en particulier , à mener des actions destinées à prévenir et à lutter contre les stéréotypes sexistes. Il a, enfin estimé que la seule présence sur la voie publique de ces illustrations qui dévalorisent les femmes cause un trouble à l’ordre public qui justifie que le juge des référés prescrive, dans le cadre de la procédure particulière prévue par l’article 521-2 du code de justice administrative, toutes les mesures de nature à faire cesser, à brève échéance, cette atteinte. Le juge des référés a, en conséquence, ordonné le retrait sous astreinte des panneaux litigieux dans un délai de huit jours sous astreinte de 500 euros par jour de retard."[7]
Pour résumer alertement, L'espace public n'appartient ni au lard, ni au cochon.

On peut lire en ordonnance et observations en défense que la campagne serait artistique après coup, alors qu'elle s'est dite d'avance féminine et juridique -favoriser les droits et l'amélioration de la condition féminine- Si le défenseur argue désormais d'opération artistique, le public unanime dit que non (même ceux de la commune à qui cela plait -électeurs- n'osent pas parler d'art), mais surtout le maire et l'adjointe au chef d'op' non plus n'ayant jamais prétendu être des artistes et avoir produit des oeuvres d'art...


Sans consultation du conseil municipal, comme établi par le rapport, l'élu et son adjointe ont exposé l'image des femmes à leur guise, uniquement, et un budget, qu'on vous laissera calculer seuls, concernant les faits en contreplaqué. Cent cinquante-deux plaques de bois collé, découpé et peintes en silhouettes censées célébrer la diversité féminine de la féminité, postées en célébration d'une "année de la femme", et frais annexes. Après tentative de conciliation, la plainte a été portée,
"Avant d’en arriver aux tribunaux, nous avons essayé de dialoguer avec le Maire qui fait preuve de cynisme depuis le début. Notre présence est très symbolique. On est là pour soutenir la cause des femmes."[7a]
L'art de la signature... Un premier magistrat peut-il s'exprimer sans frein sur une affaire en cours - Les pétitions sur Pétition du web / Les Opinions contre la décision, ouverte par le maire P. Mumbach (mandat jusqu'en 2020, tentative decandidature aux présidentielles) et son collectif, va peut être indisposer le Conseil d'Etat, après sa promotion débridée du "sexy féminin" où prétendu ne pas promouvoir un poil de sexisme ?

Un premier magistrat peut-il s'exprimer sans frein sur une affaire en cours. D. Stroh qui n'est ni la nouvelle M. Wittig, ni la nouvelle A. Warhol s'entête à trouver la faille...
"On aurait dû parler de l’année des femmes au lieu de l’année de la femme, peut-être qu’il y aurait eu moins de problèmes. Où j’aurais dû signer...[7b]
Zoom - L'une des silhouettes noires plusieurs fois reproduite, aux  robes, créoles et stilettos turquoise, jaunes, roses, représente une femme enceinte jusqu'aux yeux, perchée bien trop haut sur ses talons aiguille. L'on ne peut pas ne pas y porter une attention particulière. Si l'on ne peut interdire aux jeunes femmes de se nuire et à leur foetus, de mettre à mal leurs lombaires et leurs astragales, risquant une vraie chute et une fausse couche, il reste de mauvais aloi de faire publicité de comportements materno-infantiles nocifs aux parturientes. Ne sont conseillés pas plus de 3 cm pour toutes par l'orthopédie !

"De part cette décision provisoire de justice, nos silhouettes sont considérées comme orphelines"[7c]
La "féminité", ou toutes les femmes, mise à l'honneur uniquement par des pratiques maternelles à risques. Et l'on voudrait faire croire que le problème vient de celles qui prônent la santé, la sécurité et l'intégrité d'abord, et les voilà faites passées et repassées pour censeures et puritaines ?
"Pendant la grossesse, muscles et ligaments s'affaiblissent  et s'étirent à cause d'une augmentation des hormones ovariennes, rendant les pieds quotidiennement vulnérables aux foulures..."[8]
  • A la recherche de douze figures perdues- Où es-tu Madeleine ?
Il appert que le collectif de citoyennes remontées avaient enguirlandé plus de décorations mal taillées qu'il n'y parait. La population le 22 juillet, ou le 27, paraissait plus que tiède à valider cette campagne prétendue honorifique. Féminisme ou sexisme, la cause semble entendue chez les contribuables. En tout cas, il reste que la première inspiration aurait pu être la bonne, pourquoi en avoir changé ?

Si cela les reprend, quelques suggestions de croquis sont à disposition chez mes étincelantes scientifiques et artistes, qui ne sont pas des poseuses, au contraire de l'image étriquée et sexiste patente des décorations estivales, limitées à, non pas deux femmes, mais deux personnages féminins célèbres, sex symbols et leurs poses sexuelles[9]
"Une douzaine ont disparu - Et puis, l’initiative fait aussi beaucoup causer dans le Sundgau. Si en règle générale, les dames trouvent « horribles » ou « déplacées » les fameuses silhouettes, les messieurs, eux, ont là matière à rythmer les discussions de comptoir d’allusions graveleuses. « Dannemarie capitale du stupre », rigole ainsi l’un d’eux. Un autre ironise sur le volet « très artistique » de la chose : « Le gars qui a fait les silhouettes, il a cherché les modèles dans les pages lingerie du catalogue de la Redoute. » 
"On a hésité, c’est vrai, on avait aussi pensé accrocher une série de portraits de femmes célèbres », explique Paul Mumbach"[10]
"« Enfin nous avons un véritable débat sur la place de la femme ! »" sic "Le maire compte sur le soutien de ses administrés " resic (...) « vraiment pas question de retirer ces silhouettes malgré les nombreuses insultes que l'on reçoit », assure le maire..." sick[10a]
Plastronnant devant les micros, à la suite d'indiquer que la place des femmes en scène de cabaret ou au marché, ledit sieur crache la valda et confirme, de son évident aveu, qu'il fait donc fort bien la différence entre une tête, et un corps... L'intention est bien marquée, à la culotte.

Le mystère restera entier de la douzaine d'évaporées.

Les merveilleuses images d'Epinal - En mars, la messe était déjà dite. Sans aller parler d'une année entière, voyons quelle image se trouve véhiculée à l'occasion simplement d'une seule journée, à de la manucure, occupation jouxtant la "gestion de la Pensée" (modistes, modérez-vous) et "mettre sa féminité en valeur" Oo 

Et de trois - Wonder woman encore et toujours une pin up protégée, elle reste un sex symbol (une super héroïne de symbole sexuel). Youpi, nous sommes toutes capables de faire... pin up.194 Et c'est censé nous remonter ? Cela excluant nombre de personnes, qui vont plutôt avoir le moral en berne. 

"Enfin une journée dédiée aux Femmes : conseil en image, écrivain publique, gestion de la pensée, massages, coiffure, coupe énergétique, beauté des mains et des ongles, soins lifting manuel, photos, thés, couture, accessoires, hypnose, diététique, compléments alimentaires.... Bien-Être et Beauté : des ateliers..."[11]
De quoi retourne-t-il en incontournables de l'année de la femme :
"...célébrités comme Marilyn et Betty Boop...sacs, lunettes, chapeaux, chaussures, accessoires indispensables à la femme. Il n'était pas question de créer la femme parfaite, mais de les représenter en général."
L'on ne doute pas que ces occupations de manucure et bien-être eussent fait honneur à leur illustre concitoyenne de la rue Monique-Wittig, native du lieu. Aurait-elle par ailleurs apprécié à sa juste valeur la vision catholicolé olé débridée de la panoplie de l'année ? 
Rappel historique et humaniste - Au titre de la formation des dépositaires de l'autorité publique : Il n'y a pas de "journée de la femme" mais 
''La résolution du 8 mars 1977 de l’Organisation des Nations unies la consacre en appelant à la célébration de cette date du 8 mars en "Journée internationale pour les droits de la Femme et la paix internationale"[13]
Ceci permet de rappeler que les femmes n'avaient pas de droits, ou que celui de se taire, avant la récente abolition de leur tutelle que l'on peut dater environ des droits de vote féminin.

Quelle catégorie de personnes ne s'offusquerait pas de n'être reconnue au titre de ses droits et libertés retrouvées qu'au moyen de figurines dévalorisées ? Des poses collets montés ou de streep tease sont-elles valorisantes : Est-ce ainsi que les moralistes voient l'avenir valeureux des fillettes qui les entourent ? Que certaines s'y reconnaissent ou en fassent leur idéal, c'est leur affaire personnelle et qui s'en mêle ? Une ou deux seraient apparues incidemment au milieu de cent autres de toutes formes, qui s'en serait formalisé ? Personne.
 Deux silhouettes, de figuration et accessoires[14]
Que des femmes aient le droit de renâcler à se voir représenter globalement par ce moyen relève bien du droit. Ou ce ne sont toujours que les bonhommes du haut en bas du mât social qui décident à leur place, en intimant le silence, sous motif que certaines valideraient ?

Quoi d'étonnant à ce que millions de citoyens ne s'accordent pas en tout ;) ? Mais ce serait exigé des citoyennes ?
  • Où se cache donc si bien la preuve artistique ?
65 silhouettes décriées et 60 panneaux annexes, pour lesquels aucun artiste n'a été délégué à leur création. La révélation annoncée du talent artistique adjoint n'étant pas plus au rendez-vous.
Mauvais goût en tout cas, sans art et de peu de technique -mais pas seulement ! Gommer ou créer de l'intention après coup reste du ressort des conseils juridiques face aux observations de l'association estant en justice, dont la motivation a été suivie.

Comment n'avoir retenu quasiment que des formes féminines qui aimantent les boutons de braguette, si le décideur n'avait conscience de rien ? A d'autres... La bonne blague.
"il s’agissait là de la liberté d’expression d’une « œuvre artistique ». La commune « n’a jamais eu l’intention de violer une liberté fondamentale » en exposant ces panneaux."
"la mise en place de ces silhouettes violait des libertés fondamentales : dignité humaine et égalité entre hommes et femmes. « Stéréotypes » du sexisme, elles participent, a-t-elle argumenté, de « la violence symbolique » qui entraîne « la violence réelle »."[15]
La commune de Dannemarie a installé différentes silhouettes féminines dans les espaces verts. Ces dernières sont évocatrices de certaines positions. Photo L'Alsace / Vincent VOEGTLIN[16]
Inutiles arguties prétendant que de convenables bourgeoises collets montés (l'épouse) montreraient avec d'autres dévêtues (la maîtresse) d'érotisme de bazar nord-américain la diversité féminine ! Méprisées mais aimées (imaginaire de production de cinéma porno proxénète), cela nous fait une belle jambe. Cela ne devient pas plus engageant en stéréotype sexiste, ce serait même renforcer et non pas concilier, à voir subrepticement réapparaître en filigrane, ou plutôt subsister, la vieille dualité mise sur le même plan du "toutes des..." et du "il faut de toutes pour faire un monde"... Concomittante aux pineupes en pseudo héroïnes féministes, voir aussi Rosie la riveteuse d'armement à Harper.

Avec tous ces petits fanions aux couleurs symboliques de la Nation, l'on aurait imaginé la bourgade plutôt patriote, mais non point du tout, c'est la symbolique américaine qui prévaut... Pas une jolie coiffe alsacienne à l'horizon. Pas la peine que des Alsaciennes bien coiffées se soient cassé le but à remettre en place les libérateurs...
Photographie oubliée - Héroïne du quotidien - Tante Stéphanie en coiffe alsacienne[17a
  • Ci-gît sérieux et respect politique - Grandiloquence dans la "fausse exécution" du jugement... 
De refus réitéré d'appliquer simplement la loi. Ce qui s'appelle faire la nique à ses concitoyennes et administrés mécontents. Et un petit flirt avec les droits de reproduction, qui ne s'éteignent que quelques dizaines d'années passées de la disparition des auteurs ?
Marylin méconnaissable au fait[17b
Allez, pas de lésinage, une petite récidive de derrière les fagots. Photographies photocopiées des "oeuvres" et leurs planches affectées en croix coûtent combien de cette nécrologie obscène ?


Pas vrai, personne n'est morte. Elles battent le pavé, en vacances, prêtes à revenir gambader en privé. Une adoption des blanche neige étant prévue, imminente, par les nains des jardins mafflus.

Quant à moi, les croix ne signifient rien de plus qu'un marquage, un indice, et leur présence ou leur absence ne m'offusque pas mais l'on peut craindre que la partie de la population pour laquelle cela représente un symbole religieux fort en trouvent abusif leur emploi partisan ?

Les silhouettes controversées (...) à Gommersdorf. Photo L'Alsace/Jean-François Frey[17]
Un maire pourrait imposer, et son adjointe, ou une commune, leurs vues unilatérales et toutes personnelles, voire intimes ? Pourtant, l'on sait que même le mobilier urbain le plus banal est longuement pesé et le choix ne tient pas aux affinités édiliques. Si l'on laissait faire, jusqu'où n'irait pas les fantasmes des uns et des autres. Le dépositaire ne peut décorer tous les recoins d'une ville de ce qu'il colle sur le buffet de sa salle à manger et de sa commode d'alcôve.

En l'occurrence, de la féminité circonscrite à collets montés et effeuilleuses pour fétichistes de l'escarpin ?

Des femmes, des féministes, citoyennes, n'auraient, elles, rien à dire unanimement de l'image infligée et devraient de force se sentir honorées - Et, sinon, se la laisser imposer ? Vous êtes bien sûr de ce que vous dites.

On espère qu'il y eût plus de délibération du Conseil municipal pour constituer l'appel immédiat, et le remontage cruciforme, qu'il n'y en eût pour le montage du dispositif de choc et accessoires beauté et bottiers, dont on pourrait croire de prime abord qu'il s'agit d'une publicité pour un cabaret d'effeuillage itinérant.
  • L'on attend donc de surcroît avec impatience les rapports en matière d'égalité des sexes réelle, femmes, hommes, de la susdite agglomération évoquée.[18]
Un maire fait le baron et les citoyennes mécontentes et féministes devraient faire le dos rond ? Ce n'est pas demain la veille.

Tout cela nous fait donc l'occasion de revenir sur les accusations machistes et masculinistes à l'égard des récalcitrantes mais surtout des féministes... Histoire de rappeler aux injurieux "de quoi les féministes [femmes] se mêlent" !? Pfff "puritaines, mal baisées, hystériques" :) qui mettent en cause l'égalité et toutes lois avec une désinvolture stupéfiante. Réduire les femmes à des séductrices qui jouent du porte jarretelle, l'érotisme et choper, c'est notre obsession à toutes, c'est à cela que l'on reconnait la femme, ça mérite qu'on leur pique la poitrine de l'Ordre de la Jarretière.

[19]
En effet, tous les phallocrates vexés et rentrés qui admonestent leurs contradictrices, de ce qu'elles leur retireraient le pain de la bouche. Ah non, je voulais taper la pin's, qui serait censé dire la réalité ; et à ce titre devrait pouvoir nous représenter. [voir premier groupe du sujet] oublient généreusement que les lois en faveur de l'égalité pour les femmes ont toujours été votées par des féministes hommes ? Et pour cause, les députées féministes ne sont encore qu'en minorité aux assemblées législatives. Tout a été voté par des hommes. Au départ, le droit de vote a eu un mal fou à se frayer passage.

Adressez vous donc à vos collègues féministes pour les réclamations, nous, on s'en lave les mains et sans pierre ponce.

Dégoupillées (sexe symbole) - L'on remarquera qu'hormis la pin (goupille) up (dé) enfantine aux accroche coeur gominés, ces représentations toutes minces à outrance et l'on sait depuis maintenant longtemps que les jeunes filles intègrent ces modèles filiformes (hors les seins plutôt siliconés ou d'inspiration Vixens) avec avidité et en développent pour grand nombre des aptitudes aux troubles alimentaires, anorexiques et boulimiques. Et pas que les jeunes, combien de séniles obèses, grâce à combien de régimes yoyo pour mieux coller à l'image mince mais pulpeuse de la parfaite épouse américaine, mère, bosseuse et géniale au pieu ?

Betty Boobs - Celles-ci vont bien dans le paysage catholique de dame Marie - dont personne ne doute qu'elle puisse être bonne citoyenne, et bonne  petite soldate et cantinière sur papier glacé, mais de là à ce que  la pineup devienne modèle des citoyennes et de leurs droits à l'égalité, alors que manifestement mises sur pied pour exciter le puritain bigot, l'air de ne pas y toucher ? Ce sont bien les hommes qui le mieux expliquent ce qu'il en est, en 1946, on savait déjà sa signification et son symbolisme :
"... Mais je quitte la sémantique pour me précipiter sur le sujet, qui attend, la pointe des seins braquée vers le ciel à un angle de DCA, la taille réduite à sa plus étroite expression, et la croupe généreusement bombée, bien fendue ; ses cheveux retombent, en vagues brillantes, sur des épaules dénudées mais chaudes — ça se sent — dont une étoffe transparente dessine la rondeur avec précision. (...) Ils en font de tous les genres. Je ne vais pas vous les décrire, ce journal se refuse en général à insérer des textes très pornographiques, et il faudrait, pour être complet, que je vous décrivisse aussi mes réactions. Il est inutile d’ajouter, vous le savez bien, que la pin-up, ayant franchi la mare aux harengs dans les fourgons de l’armée américaine, s’est installée sur la couverture de nos magazines, depuis que les contingents de papier généreusement alloués par une économie libérale permettent aux hebdomadaires les gros tirages que l’on sait. Nous présentions à cet égard un retard considérable, soit dit en passant, puisque, bien avant la guerre, « Esquire », avec les dessins de Petty (remplacé depuis par Varga), « Pic », « Life », « Collier’s », « Look » et bien d’autres revues américaines donnaient fréquemment, les uns avec une grande régularité, les autres moins, autant d’occasions aux hommes de se lécher le coin gauche des badigoinces avec un regard concupiscent, et, aux filles, autant de prétextes pour envoyer à leur tour des photos d’elles aux petits courriers cinématographiques. Quoi qu’il en soit, c’est de la guerre de 1942 (la guerre américaine) que date le foudroyant développement de la pin-up girl. (...) Toujours est-il que l’hebdomadaire militaire « Yank » a publié, depuis ce temps, des photos de pin-up girls dont la collection complète est propre à développer, chez les jeunes gens, la haine de la pédérastie. C’était peut-être le but visé." [20]
Travestir les Françaises en américaines de cabaret militaire, cela aura mis soixante ans mais l'on voit que même des professeurs d'Université trouvent que c'est trognon.... Cela fait souci pour la façon dont ils traiteraient leurs étudiantes qui réclameraient un tant soit peu d'égalité ou de parité.

Cela me met en humeur de tailler des salopettes - Fantasme masculin exhibé comme représentatif de toutes les femmes ? Imposée à toute la société en norme féministe à suivre !? De "Merveilleuse femme" de Marson à Minnie la Morue de Fleischer... Grattez donc un peu le vernis en place de chercher des poux dans la tête aux femmes qui ne se trouvent pas du tout représentées, voire dégradées ! Et les droits d'auteur, c'est du flan...

On remarque aussi, le choix de lèvres pulpeuses et rougies, entrouvertes, la langue parfois tirée, rappelant plutôt un site pornographique branché en féminine fellation. A gauche de strictes élégantes du Prix de Diane, au pied de l'enfantine racolade.

Série grise - Une des excuses avancée par la factrice serait que puisque il y a pire, on peut se lâcher !

"Dans toutes les villes il y a des décorations, des expositions publiques avec des représentations bien pires que celles-ci."[21]
"Tout le monde n'aime pas les œuvres de Picasso, Renoir, Van Gogh, Dali... Et on n'en fait pas un plat. Les silhouettes restent dans le cadre d'une décoration saisonnière de la ville, tout simplement." Dominique Stroh, conceptrice des pancartes à franceinfoPaul Mumbach pense déjà à celles de l'année prochaine. "Mon problème maintenant, c'est de réfléchir au thème que je vais décréter pour 2018, parce que là, j'ai mis la barre haut, reconnaît-il. Peut-être l'année de l'homme !"

Série grise - Au fond à gauche, Marylin à cheveux longs - Au 1er plan cabaret streep [10a]

"Il est vrai qu’en se lançant dans l’opération, la municipalité courrait un risque, celui de sombrer dans le cliché sexiste. Patatras, c’est réussi ![22]
On a cherché une représentation anodine, insoupçonnable de sexisme, pour faire bonne mesure. Peine perdue. Pas une. Ah si, peut-être une ? Les sacs à main ? Ah oui, j'allais oublier les petites filles sages.. Livre de contes et fariboles à la main ? Mea culpa, les Sophie sans malheurs ne sont pas encore des allumeuses professionnelles.

Demander justice au tribunal s'agissant de discrimination sexiste patente n'est pas "hystériser" le débat. D'autant qu'il n'y a nul débat à avoir. Faites donc une journée des droits de l'homme et postez les nus, bien découplés, à quatre pattes, affriolants.. -cela vous serait venu à l'idée de représenter les types dans ces positions, pour les honorer, si ? 

Imaginons qu'une ville décide d'une année de célébration de l'homme. Aïe, rien que cela sonne faux. Et, de tendre des tentures barbouillées de chippendale priapiques, d'autres en moule burnes, quelques michetons aux carrefours, quelques clercs de notaire cintrés, pour célébration de la masculinité. Une association aurait-elle même besoin de se pourvoir en justice ? Serait-elle alors incriminée d'hystériser un débat ? D
es phallophories antiques comme contemporaines existent bien et ce sont une toute autre sorte de manifestation politique, dont ici on se passera de la description ; les vulves euphoriques, de même, attendront...

Des voix s'élèvent de vilipender les plaignantes et ceux qui les soutiennent, arguant de leur prétendu puritanisme. C'est à cela qu'il est honorable de répondre précisément : Il semblerait bien que des services publics n'ont pas latitude à dégrader l'image de leurs administrés, qu'il n'est pas plus fondé à diviniser... Pour la raison de la constitution sociale d'égalité des sexes, laïque et du texte fondateur de 1789 qui se décline en lois successivement toujours plus explicites.

Il n'est pas là question de liberté d'expression du particulier mais de la tenue légale d'un officier de police judiciaire, mandé à administrer près de trois mille habitants.

Venons-en rapidement aux faits en contreplaqué, quelques cent cinquante plaques de bois collé, découpé pour figurer des silhouettes de femmes, variées, devenant témoin de divers modèles de la gent féminine entière, puisque à l'occasion d'une année de "la" femme 2017, il serait prétendu faire honneur à toutes par une diversification limitée à pratiquement à des femmes filiformes à gros seins ?

Les femmes ne sont pas des variétés de salades - Les maîtres d'école font leçon de réalité - "On" (contraction de "homme") nous dit, à leur contemplation, qu'il faut se plier au principe de réalité et qu'il faudrait alors interdire Marie Claire qui fait dans le porno chic... Oui mais tout de même, si vous ne savez pas faire la différence entre les plate bandes communales et un magazine en papier glacé d'édition privée, il faut retourner à l'école !

Il est vrai qu'il n'y a pas assez d'h
éroïnes scientifiques et aventurières à croquer, qu'il faille exhiber le clin d'oeil égrillard de mailles de cabaret en nombre ?

La réalité toute nue sous les yeux ébahis du sieur bailli : Toutes frivoles consommatrices s'épuisant à séduire le chaland ; pas une professionnelle, qui soit astronaute, aviatrice, infirmière, docteure, ingénieure, informaticienne, mécanicienne, mathématicienne, ethnologue ?

Photo : ONU Femmes / Joe Saad. Photo : CIAT / Georgina Smith
Pas une lectrice, uniquement des lunettes de soleil pour bronzer ou magasiner ? C'est bien connu les femmes, ça ne lit pas et ça n'écrit pas, après la puberté. La preuve, c'est mon frère avec mon tonton qu'ont écrit mon billet :)

Une fois la décision rendue, le journal L'Alsace tâte le terrain[23]
Contre celles-ci de bois plaqué, non pas personnellement contre celles représentées à leurs avantages, des femmes se sont mobilisées et ont obtenu que "ces effigies" réductrices disparaissent dans la semaine.

L'égalité n'est pas symétrie
 du "tout pareil" - Sans penser un seul instant que l'égalité des droits signifierait symétrie de représentation, l'on peut tout de même poser la question de représenter pour les Droits universels de l'Homme, le sexe mascullin de façon réductrice. On admet sans difficulté, que l'on a constaté et admis que bien des statues sont passées à cette manière, avec de discrets pénis de la taille de celui d'un nourrisson. L'esthétique classique a décrété que point trop n'en phallait*.

Ecopâturage - Donc pour revenir à nos moutons, nous devrions la boucler d'or devant les nounours du rézoo*, et pas le droit de soutenir les femmes de votre ville qui ont un brin de jugeotte ? C'est interdit par qui ? D'ailleurs, c'est curieux mais la loi reste de notre côté. Le fléau reste en équilibre, bien au milieu, les deux côtés de même poids.

La question n'est pas d'être choquée, ou d'être la majorité, la question est d'un principe simple de réciprocité. Ce que vous ne feriez pas à des mecs, ne le faites pas aux nanas- c'est tout simple comme méthode et cela marche-

Les attaques personnelles pleuvent "bande de dangereuses frustrées irresponsables et puritaines", Il est vrai que c'est très responsable de donner en exemple des poses sexualisées tous azimuth d'une seule sorte d'érotisme pour GIs en goguette... Si vous avez le goût que vos gosses deviennent principalement danseuses de cabaret, pourquoi pas, c'est votre affaire, mais inutile d'en faire promotion comme un droit à l'égalité des sexes, cela coince.

La balle tombe dans le camp du féminisme et le problème n'apparaît que dès lors que l'on s'acharne à représenter toutes par une seule façon stéréotypée, qui comporte de sérieux risques. Aucun jugement n'est porté sur les activités des unes ou des autres, on le laisse à ceux qui voudraient démontrer leur grandeur d'âme et leur immense tolérance.
  • Le nu d'Art ne soulève pas l'ombre d'une réaction féministe, pas même un friselis
On rit encore de l'argument de certains étalant leur... confiture qui comparent la beauté réaliste de la Vénus victrix, dont le modèle fidèlement reproduit fit scandale.[24]

Pauline aurait été impudique, la nudité formelle n'aurait pas du se confondre à sa réelle nudité, selon les hommes totalement au pouvoir -la loi dictée strictement par les hommes- ? A un gros gros détail près, que les découpages de bois ne sont pas du tout condamnés pour nudité ou impudeur, dont on se tape le coquillard  mais pour toute autre chose que certains n'ont pas encore compris... Comme un verrou qui les aveugle ? Toute nudité serait pornographique pour les défenseurs de l'inégalité des sexes en carton pâte ?

Puisqu'il faut vous faire un dessin, On dit deux fois oui à cette représentation féminine, mais une à la fois ! Et à toutes les beautés à poil ou épilées, conventionnelles ou déjantées.

Vénus victrix, sculpture de marbre, dont le modèle princier Pauline Bonarparte épouse Borghèse fit scandale
https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/7/72/Scultura_Canova_-_Paolina_Bonaparte_Borghese.jpg
Rien n'aurait changé pour quelques attardés messieurs dans les bosquets qui savent toujours mieux, comment il est normal de représenter moitié de la population ! On se doute bien que tout cela peut émouvoir sans gradation. Mais la question n'est nullement là.

Personne n'a aucun problème parmi les féministes avec la représentation réaliste du sexe féminin, au contraire, l'on ne demande que cela et au plus près !

- Pour répondre à l'argument des tableaux de nues célèbres qui ne font nul scandale en féminisme, la nudité féminine ne représentant rien de choquant ou discriminatoire en soi. Comment oser les comparer aux copies de poses de devantures de sexshop de Pigalle ? Ou au délicat et sublime marbre de Canova qui représente Pauline, que certains comparent aux contours grossiers... (Et si même l'on peut critiquer les contextes passés et en discerner les noirceurs, la loi n'est pas rétroactive. Il faut prendre sur le fait, en flag' du bon décret d'application. Aucune Slave ne demandera plus réparation pour l'esclavage connu de ses ascendantes, même et alors que leur exonyme marque tout le phénomène d'esclavage)

Quand à la liberté sexuelle notamment avec la contraception, et débarrassées de la tutelle masculine des pères et des maris, toutes bien heureuses tout autant que majeure partie des partenaires sexuels, que le féminisme qui a pour symbole et principe les droits du sexe féminin sans fards, sans soumission et servilité à ces messieurs, l'ait obtenue, et non sans mal ! Alors pas le moment de vous remonter contre les féministes à qui vous devez tous vos droits-

Une des raisons, au cas où vous souhaiteriez la connaître, de cette engouement et omniprésence de représentation ciblée pornsoft à l'américaine (là se niche la discrimination négative que vous le souhaitiez ou non) tient tout simplement dans la propagande nourrie issue de la mini vague post féministe du socialisme américain, qui a bien profondément infiltré les esprits français et européens.

Appendix final sur l'art fourre-tout - Il paraîtrait que les "gourdasses" de féministes seraient interdites de critiquber la bande dessinée Betty Boop, bouclier des droits des femmes, au motif que du calibre de La Goulue et des maisons de passe de Montmartre dépeintes par Toulouse Lautrec... Voilà qui est dit clairement par les masculinistes accourus à la rescousse de la stratégie juridique en art, le maire mué en galeriste et son adjointe en artiste. Il est donc rappelé qu'un sapin vert de l'espèce plug in avait suscité la mâle ire, s'étant crus traités de bougres ? Que de bulgarité reproché à un pauvre sapin, interdit de place au nom du droit de l'homme.

Qui a jamais demandé le retrait du domaine public d'oeuvre d'art patentée. Nu ou très habillé, tableaux et tous leurs délires sur quelque modèle ce soit sont tous bienvenus... Cela suffira-t-il à faire discerner la différence aux fans d'un maire en ses oeuvres vives ?

L'affaire n'est pas tant du laid, du salissant, mais de la discrimination négative et de ce que tout est fait du propre chef et goût très perso du maire et son acolyte, sans du tout consulter ni le reste de l'équipe municipale au complet, ni les habitants en leur entier...

Dès qu'il s'agit de revendications et critiques féministes fondées par des femmes, alors là tous, petits et grands, esprits tombent frappés d'amnésie sélective et d'anomie - Sous entendu, l'hystérie de nature empêcherait les femmes de discerner en Droit... ?

La thèse des "excès du féminisme" ne tient pas un instant à l'examen. Au contraire, celle de l'excès de pouvoir d'édilisme a de beau jour devant elle.

Comme dirait Helisenne de Crenne[25], à filer, nous ne resterons point, d'aiguille.
-Ouf, je suis parvenue à finir mon point par point par une Marguerite-
"... comment une femme narre les malentendus , voire les préjugés culturels et sociaux dont la femme est l'objet... ", 
dont l''on sait qu'en rien anodins, puisqu'il leur en cuit chaque jour...

Christine Gamita, Ph. D. ethnologie
Doctorat en ethnologie, spécialisée en rites des mondes contemporains, 
et ex-ingénieur en informatique de management de la qualité des études,
services et systèmes informatiques et d'information

Pour info  - Le haut de ce billet se prélasse dans les Etoiles... https://etoilesdigitales.wordpress.com/2017/08/15/quiddite/

Notes de bas de page
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*Quiddité - synonyme d'eccéité http://www.cosmovisions.com/quiddite.htm

"Sens 1 Eccéité désigne ce qui fait qu'un être humain est lui-même et non un autre, qu'il est distinct de tout autre être humain.

Sens 2 Individualité métaphysique, existence qui n'exigerait pas la présence de l'objet pour être.http://www.linternaute.com/dictionnaire/fr/definition/ecceite/
"L'eccéité (ou encore haeccéité, heccéité) signifie l'ensemble des caractéristiques, matérielles ou immatérielles, qui fait qu'une chose est une chose particulière. (...) Par extension, on peut traduire ce terme par individualité.https://fr.wikipedia.org/wiki/Ecc%C3%A9it%C3%A9




[3] http://www.cnrtl.fr/definition/silhouette 

[4p. 224, Guy-Jean Néel, Silhouette et silo, in Melanges Offerts a Maurice Molho, Linguistique, Les cahiers de Fontenay, n° 46, 47, 48, volume III, ENS Editions, 1987



[5] "I. La notion d'activités commises dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice de ses fonctions ou de sa mission -L'exigence d'une faute commise dans le cadre d'une activité en rapport avec les fonctions ou la mission du maire est expressément prévue par les articles 432-4, 432-5 et 432-7 à 432-9 C.pén. qui incriminent les abus réalisés à l'encontre des particuliers par des personnes qui, comme le maire sont dépositaires de l'autorité publique ou chargées d'une mission de service public. Il s'agit des discriminations et des atteintes à la liberté individuelle..." Agnès Bertrand, La responsabilité pénale du Maire et de la commune, serveur d'information  juridique Juripôle de Lorrain https://www.juripole.fr/memoires/penal/Agnes_Bertrand/partie2.html

[6 -on notera son vote à date anniversaire de l'abolition des privilèges de ces messieurs les curés et les seigneurs, non abrogée à notre connaissance, le régime féodal définitivement aboli pour commencer à l'Hôtel des Menus plaisirs (cela ne s'invente pas... que de délices) en la Nuit du 4 août 1789
"Dès le lendemain, Louis XVI écrit à l’archevêque d’Arles : « Je ne consentirai jamais à dépouiller mon clergé, ma noblesse. Je ne donnerai pas ma sanction à des décrets qui les dépouilleraient ; c’est alors que le peuple français pourrait m’accuser d’injustice et de faiblesse. Monsieur l’archevêque, vous vous soumettez aux décrets de la Providence ; je crois m’y soumettre en ne me livrant point à cet enthousiasme qui s’est emparé de tous les ordres, mais qui ne fait que glisser sur mon âme. Si la force m’obligeait à sanctionner, alors je céderais, mais alors il n’y aurait plus en France ni monarchie ni monarque. Enfin, le 17 juillet 1793, la Convention vote leur abolition complète, sans indemnité, et le brûlement des titres féodaux"
« Reforme de différents droits feodaux et de la dîme. Le 11 août 1789. » (Caricature anonyme de 1789.
Un homme du tiers état : « Hé, prenez toujours, M.
 le curé, tel refuse d'une main qui voudrait tenir de l'autre, mais c'est la dernière fois. ») 
https://fr.wikipedia.org/wiki/Nuit_du_4_ao%C3%BBt_1789


[7] Ordonnance du 9 août 2017 du Tribunal administratif de Strasbourg, http://strasbourg.tribunal-administratif.fr/A-savoir/Communiques/Le-tribunal-administratif-enjoint-au-maire-de-Dannemarie-de-retirer-les-125-panneaux-disposes-dans-differents-espaces-publics-du-territoire-de-la-commune

[7b] Prose des demandeurs, à présent devant le Conseil d'Etat, appel à la résistance par Paul Mumbach

http://www.petitionduweb.com/Petition-oui-aux-silhouettes-des-femmes-dannemarie-1004406.html
Signer les oeuvres, fait art, par Dominique Stroh http://www.dna.fr/edition-de-saint-louis-altkirch/secteur-de-dannemarie


[7c] Réception et interprétation de l'ordonnance de référé administratif, proposition à l'adoption des décorations : "De part cette décision provisoire de justice, nos silhouettes sont considérées comme orphelineshttp://www.sound-go.com/dannemarie-veut-silhouette/


[8Lorraine Jones, a podiatrist from The Society of Chiropodists and Podiatrists, says in a news release: "Weight gain and hormonal changes in pregnancy have a huge impact on the body. Muscles and ligaments soften and stretch because of an increase in the ovarian hormone relaxin, which makes your feet more prone to ankle and ligament strains on a daily basis. High heels alter your posture, shorten your calf muscles and place increased pressure on your back and knees. In pregnancy this places extra pressure on your joints when they are already under strain which can result in a host of foot, leg and back problems and could increase the likelihood of falls. http://www.webmd.com/baby/news/20100615/pregnant-women-put-fashion-before-foot-health

.[9] Brillantes artistes et scientifiques ignorées  http://susaufeminicides.blogspot.fr/2014/06/etincelantes.html 

[10] Féminisme ou sexisme, Des nouvelles d'Alsace, 22/07/17 http://www.dna.fr/politique/2017/07/22/feminisme-ou-sexisme

[10a] http://www.leparisien.fr/aef/chutier/alsace-a-dannemarie-les-silhouettes-de-femmes-divisent-27-07-2017-7159692.php


[11] Agenda des manifestations en mairie 8 mars 2017 http://www.jds.fr/agenda/manifestations/journee-de-la-femme-104423_A

On se rappelle que, en toute phallocratie, l'ONU dût se retirer de cette nomination. 
http://www.francetvinfo.fr/monde/usa/pourquoi-la-nomination-de-wonder-woman-comme-ambassadrice-de-l-onu-ne-plait-pas-a-tout-le-monde_1885913.html


Devant les protestations, la pinup ne représentant en aucun cas toutes les femmes, même si elle est noire ou jaune... http://www.terrafemina.com/article/l-histoire-oubliee-des-pin-ups-noires_a310738/1 


Quant à prétendre la Merveilleuse Femme, féministe, de l'eau coulera sous les ponts... Il ne suffit pas d'être polygame, et d'y contraindre sa femme, pour être féministe !



"Marié à Elizabeth Holloway, une femme très cultivée qu'il a pu rencontrer durant ses études, Marston serait ensuite tombé amoureux de l'une de ses étudiantes, Olive Byrne. Le professeur aurait alors posé un ultimatum à sa femme. Si elle n'acceptait pas qu'Olive vienne vivre avec eux, il la quitterait." http://www.allocine.fr/article/fichearticle_gen_carticle=18664802.html

[12] La commune de Dannemarie https://fr.wikipedia.org/wiki/Dannemarie_(Haut-Rhin).

[13] Résolution instituant Journée internationale pour les droits des femmes citée ici http://susaufeminicides.blogspot.fr/2014/03/question-desthetique-des-sagging-pants.html 



[16] Photographie de décoration, Betty Boop au rond point http://www.lalsace.fr/actualite/2017/08/09/les-silhouettes-doivent-disparaitre

Dessin animé de http://www.fleischerstudios.com/ des années 30, dont l'auteur narre la gestation :

"Myron "Grim" Natwick, qui dira par la suite : « J'ai juste dessiné un petit chien à qui j'ai rajouté des jambes de femmes et ce qui est devenu par la suite des boucles d'oreilles n'étaient d'abord que de longues oreilles. Je crois que je me suis inspiré du caniche pour avoir une idée simple du personnage ». Il dira aussi qu'il s'est inspiré d'Helen Kane, la « Boop Boop a Doop Girl ».
Betty Boop, fille d'immigrés Yiddish d'Europe (Minnie la morue , 1932), impose très rapidement sa présence. Dès sa quatrième apparition dans un Talkartoon ( Le bandit minable , 1931), elle fait jeu égal avec Bimbo. C'est d'ailleurs dans le film suivant Scandales inoffensifs (1931) que l'on apprend son vrai nom : Betty Boop - elle était appelée Nancy Lee dans Bill Bernacle (1930)." http://www.films-sans-frontieres.fr/bettyboop/histoire_bettyboop.htm et http://www.films-sans-frontieres.fr/bettyboop/maxdave_fleischer.htm
[17] Photographies des figures gardées en vue de les utiliser à nouveau http://www.lalsace.fr/actualite/2017/08/11/des-vacances-pour-les-silhouettes-feminines

[17a] Photographie oubliée - Héroïne du quotidien - Tante Stéphanie en coiffe alsacienne "
Elle avait son caractère, Stéphanie. Même âgée, elle ne s’en laissait conter par personne. Surtout pas par les hommes! Quand les GI’s sont venus nous libérer fin novembre 1944, elle a abrité dans sa ferme à colombages un groupe de ces soldats qui étaient commandés par un grand escogriffe aux cheveux rouges. Il faisait froid et les chambres de l’arrière de la grande maison n’étaient pas chauffées.

Les Américains ont voulu allumer un feu dans le poêle qui tirait mal et s’éteignait tout le temps. Le rouquin a cru résoudre le problème en allant chercher un jerricane d’essence...
La tante Stéphanie a fait avorter l’expérience avec une détermination toute alsacienne. Saisissant un vieux balai qui traînait près de la porte, elle l’a cassé sur le dos du Ricain en lui expliquant – en alsacien -  sa façon à elle de voir les choses. Il faut croire que le discours de Tante Stéphanie fut parfaitement intelligible et convaincant. Devant la chambrée des libérateurs abasourdis, le gradé a ramassé son bidon pour le rapporter jusqu’au camion Dodge, dans la cour." http://oiseleur.canalblog.com/archives/2010/02/19/16967589.html


[17b] Photographie de décoration- La pin'up reproduite - Marylin Monroe méconnaissable, "Dannemarie - La décoration estivale - Féminisme très particulier…http://www.dna.fr/edition-de-saint-louis-altkirch/2017/07/04/feminisme-tres-particulier
Le cliché n'a strictement rien de spontané ou de libéré, donc de féministe, réaliste et correspondant -Jusqu'au photographe Sam Shaw d'une pose promotionnelle d'un film de Billy Wilder, "Sept ans de réflexion", dont abus et gâchis de son oeuvre ?- 
"elle a pris soin de demander à sa costumière deux larges culottes de coton blanc qu’elle a superposées sous la robe blanche plisséehttp://www.parismatch.com/People/Cinema/Marilyn-les-dessous-d-une-photo-mythique-157398
Au sujet des droits moraux, de reproduction et représentation, divulgation, paternité, respect, retrait et suite http://www.culture.gouv.fr/culture/infos-pratiques/droits/droitsconferes.htm

[18] Sans oublier le rapport attendu - "« Art. D. 2311-16. - I. - En application de l'article L. 2311-1-2, le maire ou le président de l'établissement public de coopération intercommunale à fiscalité propre présente respectivement au conseil municipal ou au conseil communautaire un rapport annuel sur la situation en matière d'égalité entre les femmes et les hommes sur son territoire.JORF n°0148 du 28 juin 2015 page 10947 texte n° 31 https://www.legifrance.gouv.fr/eli/decret/2015/6/24/RDFB1510068D/jo/texte


[20] Boris Vian, Eccéité de la pin-up girl, La rue, n° 11, 20 Septembre - 4 octobre 1946 http://www.larevuedesressources.org/ecceite-de-la-pin-up-girl,1710.html




[24https://fr.wikipedia.org/wiki/V%C3%A9nus_Victrix_(Canova)

[25] Je viens de le chiner dimanche dernier et n'ai lu que la quatrième de couverture

"... comment une femme narre les malentendus , voire les préjugés culturels et sociaux dont la femme est l'objet... "per docta mulier" de la Renaissance - Marguerite Briet / Hélisenne de Crenne, Les epistres familieres et invectives, Honoré Champion, 1996 - A propos, Marilyne Audet, Les épistres familieres et invectives de ma dame Helisenne (1539) ou Le simulacre de l'épistolarité, Université du Québec, Rimouski, département de lettres, 2006 http://semaphore.uqar.ca/222/1/Marilyne_Audet_ete2006.pdf
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